Ghislaine Thesmar, la rigueur, le plaisir et l’amour

Quand Ghislaine Thesmar parle de la danse, on comprend tout de l’art, de la transcendance et du bonheur qui sont le fruit d’une longue patience, mais aussi d’imagination, d’un dialogue entre l’intime et le cosmos. Elle ne sépare pas l’animal de l’intellect, à condition que cela élève, que cela porte et emporte.
Née en Extrême-Orient, elle en a gardé le raffinement, le parfum d’une époque, une tenue et une liberté. Et aussi la passion de ceux qui vont à l’extrême d’eux-mêmes. Pour inventer quelque chose qui apporte de la beauté à l’humanité. Jasha Heifetz, Janis Joplin, Balanchine sont ses héros. Noureev était son ami. Pierre Lacotte son mari qui l’a rêvé en Sylphide. Mickaël Denard son partenaire d’élection. Ensemble, ils ont franchi les barrières de l’impossible. Un moment d’exception avec une grande dame.

Voici son programme :

– Bach : Concerto pour deux violons (si possible enregistrement Jascha Heifetz)
– Prokofiev : Concerto n°2 pour violon, andante (avec Vengerov)
– Tchaikovsky : L’Elégie dans la Sérénade (Balanchine)
– Haendel : Rinaldo, ‘Lascia ch’io pianga’ (soit par Maryline Horne soit par Philippe Jaroussky)
– Ravel : Quatuor

Madeleines :

– Du gamlong indonésien
– Janis Joplin ou Elvis Presley : « Rock around the clock »
– « What happens now » que Stéphane Lerouge a fait avec Ray Brown