Enregistrements historiques de Bernstein chez WHRA

WHRA nous livre en 12 CD des enregistrements des vingt premières années du parcours musical de Lenny complétant les précédents documents restituant le « jeune » Bernstein édités par RCA et DG.

Généralement non publiées ou de façon moins soignée (son exaltante première Symphonie n° 2 de Schumann donnée à Boston le 23 mars 1946), ces fabuleuses archives des vingt premières années du parcours musical de Lenny complètent à merveille les précédents documents restituant le " jeune " Bernstein édités par RCA, DG (" The 1953 American Decca Recordings "… avec la même symphonie de Schumann) ou directement le Philharmonique de New York, car elles reflètent aussi bien sa personnalité que son répertoire d’alors (Mahler déjà, et la musique du xxe siècle, américaine notamment). On l’entend ainsi au piano à 23 ans dans sa toute première gravure, en 1941, le Prélude et fugue n° 3 de David Diamond, dont la Symphonie n° 8 captée le 9 octobre 1961 clôt ce florilège de 11 CD, un douzième offrant une présentation exemplaire de documentation et d’iconographie. On le trouve également au carrefour de ses deux premiers quartiers généraux, Boston pour la fin de ses études auprès de Koussevitzky, dont on entend l’inimitable ­accent avant une captivante ­répétition de la création de la Turangalîla-Symphonie de Messiaen par le si brillant " élève " en 1949, et New York pour ses fulgurants débuts.
À la croisée des chemins : des prises alternatives (sans montage mais réactions du directeur artistique !) des deux ­fameuses gravures du Philharmonique de New York réalisées dans l’acoustique du Boston Symphony Hall le 20 octobre 1959 : Symphonie n° 5 de Chostakovitch et Billy the Kid de Copland. À marquer d’une pierre blanche, deux des symphonies préférées de Bernstein, données cette fois par le Boston Symphony : la Septième " Leningrad " de Dimitri Chostakovitch (22 décembre 1948) et la n° 2 " Résurrection " de Mahler (25 mars 1949), inédites et précédées chacune de près d’une demi-heure de répétitions. Si l’on ajoute, au début des années 1950, trois de ses concertos fétiches que Bernstein dirige du piano – Mozart (15e), Beethoven (op. 5) et Ravel (en sol) – des interprétations non moins électrisantes de la Musique pour cordes, percussion et célesta de Bartók et du Sacre du printemps de Stravinsky ou la première mondiale de la version en anglais de L’Opéra de quat’sous de Weill due à Marc Blitzstein, narrateur aux côtés de Lotte Lenya, les œuvres de Piston, Harris et Chavez, ou les lieder de Mahler par Jennie Tourel ­risquent de passer pour de simples primes, inestimables pourtant…
Leonard Bernstein
(chef d’orchestre et pianiste)
CHOC
" Historical Recordings, 1941-1961 "
Solistes divers, Orchestre symphonique de Boston, Orchestre philharmonique de New York
WHRA 12 CD WHRA6048 (Codæx). 1941-1961. 12 h 31′ Nouveauté 1re / Réédition