Elie Semoun, drôle et mélancolique

Autrefois, les antisémites avaient leur juif. Aujourd’hui, c’est le contraire. Ainsi Elie Semoun nourrit une passion pour Wagner et a partagé l’affiche avec Dieudonné-reprendre-c’est-voler.
Plus sérieusement, c’est au contact de son oncle et de sa tante, après la mort de sa mère, qu’il a découvert « l’incandescente fournaise » chère à Baudelaire. Walkyrie (et qui pleure), Tristan (suspends ton vol) ont accompagné ses jeunes années et continuent de l’émerveiller puisque, selon son propre aveu, il grandira plus tard. Chopin est sa nouvelle passion. Peut-être par goût d’envahir la Pologne pour répondre à l’injonction de Woody Allen découvrant la Tétralogie.
Drôle, attachant, la langue bien pendue, l’oeil qui frise, Elie Semoun est un cadeau du ciel. Qu’est-ce qu’on s’ennuierait sans les Juifs et les Arabes dans ce pays !

Voici son programme :

– Wagner : Fin du premier acte de la Walkyrie

– Wagner : Tristan et Isolde, Mort d’Isolde

– Chopin : Nocturne op.48 n°1

– Ravel : Pavane pour une infante défunte

Madeleines :

– Léo Ferré : « La nuit »

– Bill Evans : « You must believe in spring », joué par Michel Legrand au piano

– Les Demoiselles de Rochefort : « Adolescent », Gene Kelly, toujours par Michel Legrand