Dominique A, le poids des Ané

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Le chanteur Dominique A est redevenu Dominique Ané pour se replonger dans son passé. En revenant à Provins, la ville de son enfance, il tente de réconcilier l’homme-artiste qu’il est devenu avec l’enfant écorché-vif qu’il était. Il ne dit pas « Familles je vous hais », mais « paysages je vous abhorre ». Et puis, les murs de cette prison imaginaire, fantasme accusateur d’une éclosion chaotique, s’effondrent comme les murs de Jéricho au son, non d’une trompette, mais d’une petite musique intérieure à la faveur d’un concert dans la ville médiévale. Le cygne retrouve ses plumes de vilain petit canard qui lui avaient permis de faire deux chansons éruptives et qu’il rassemble en un livre sincère et vrai. Si « les lieux de notre enfance nous déchirent » (Barbara), ils nous permettent parfois de remettre les choses en place. La mélancolie est toujours ce qu’elle était, mais elle s’est enrichie d’une lumière nouvelle.
Voici son programme :

– « Trois oiseaux de paradis » de Maurice Ravel.
– « Trois aquarelles 1 » de Philippe Gaubert.
– « Nocturnes  » de Claude Debussy.
– « Für Alina » d’Arvo Part

trois « madeleines »
– Générique « Les aventures de Pinocchio »(Luigi Comencini) de Fiorenzo Carpi
– Générique « Elephant man » (David Lynch) de John Morris
– « La vie moderne » de Léo Ferré