Evidemment que le talent n’est pas héréditaire. Un nom peut aider à se faire connaître, à susciter la curiosité au début. Mais gare à celui qui ne serait pas totalement prêt au moment de monter sur scène, car on ne lui donnera pas le temps de se développer ; la sanction sera immédiate, cinglante et il n’y aura guère de seconde chance. Sans compter que certains critiques sont friands du billard à double bande : se payer le père et le fils d’un seul trait de plume, quelle aubaine !
Pour bénéficier d’un anonymat propice à l’évolution hors de toute pression négative, Davy Sardou aura mis un océan entre sa famille et lui pour se faire tranquillement un prénom et grandir à son rythme. Son père aura eu la sagesse de se conduire comme un père « normal » (avant que le concept ne soit à la mode). Le pire des services à rendre à son fils aurait été de l’aider. Aujourd’hui, Davy Sardou joue dans L’alouette de Jean Anouilh, le rôle de Charles VII créé par Michel Bouquet (non, ce n’est pas le père de Carole). On lui souhaite de demeurer aussi humble et concentré que son aîné pour faire la même carrière. Car le miroir (aux alouettes) ne cesse de guetter tout artiste qui ne ferait pas le bon choix. Regardez-vous dedans, vous êtes fichu, brisez-le, c’est sept ans de malheur. Passez-donc votre chemin et bon vent !
Voici son programme :
mes trois madeleines:
1) « Eleonore Rigby » des Beatles
2) « Liebkeit (La Tendresse) » par Les Yeux Noirs
3) « Je vole » de Michel Sardou
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> Morceau préféré:
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> Tchaikovsky: Piano Concerto No. 1 in B Flat Minor, Op. 23: I. Allegro non
troppo e molto maestoso – Allegro con spirito. Dirigé par Karajan, avec
Yevgeny Kissin.
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> J.S. Bach: Glenn Gould joue les Goldberg Variations, BWV 988
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> Schubert: Trio Pour Piano, Violon Et Violoncelle, en Mi Bémol Majeur, Op.
100: Andante Con Moto (en référence au film de Kubrick BARRY LINDON)
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> Chopin: Prelude #4 In E Minor, Op.28/4)
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