Additionnées, les sommes sont vertigineuses, avoisinant les 80 millions d’euros. C’est que les travaux engagés le sont tout autant, résultant à la fois de rénovations urgentes dues à l’absence d’entretien et de mises aux normes rigoureuses imposées par la loi. En effet, hasard du calendrier, cinq théâtres publics parisiens s’apprêtent à fermer leurs portes : la salle Gémier du Théâtre de Chaillot (jusqu’à l’automne 2017 – 20 millions d’euros), l’Opéra-Comique (1er juillet 2015-fin 2016 – 10 millions), le Théâtre du Châtelet (printemps 2017-été 2019 – 26,5 millions), le Théâtre de la Ville (septembre 2016-été 2018 – 25 millions), l’Athénée Théâtre Louis Jouvet (septembre 2015-avril 2016 – 1,4 million). Même si, ça et là, le mécénat en finance une mince part (Opéra-Comique), la Ville de Paris (Châtelet et Théâtre de la Ville) et le ministère de la Culture (Chaillot, Athénée, Favart) prennent en charge ces grands chantiers, tout en garantissant les emplois durant les périodes de fermeture. Seule véritable interrogation, à l’issue de cette période d’hibernation : l’avenir et la vocation du Théâtre du Châtelet (photo) au départ de son directeur Jean-Luc Choplin, à propos desquels la Mairie de Paris reste pour l’instant très diserte.
Ces théâtres qui ferment
Radio Classique