Pierre Boulez avait dit un jour que les chefs d’orchestre qui voulaient diriger à l’Opéra devaient avoir une certaine culture théâtrale (et, inversement, une certaine culture musicale devrait être requise côté metteurs en scène s’attaquant au lyrique). De la même manière, Bruno Coulais nous rappelle que pour être compositeur de musique de films, il faut bien sûr être un bon compositeur, mais aussi s’intéresser au cinéma, connaître les grands chefs-d’oeuvre du 7e art.
Loin des dogmes, des querelles esthétiques et des chapelles, Bruno Coulais fait son miel de toutes les fleurs sonores. Connaissant parfaitement l’histoire de la musique, admiratif de Boulez comme de Connesson, curieux en tout, attentif à tout, il possède un langage original qui, en toute discrétion, fait le tour du monde. Chapeau l’artiste !
Voici son programme :
Janacek
Dans les Brumes Alain Planes (Andante)
Emil Gilels early recordings
Le rappel des oiseaux Rameau
Couperin
leçons de ténèbres
Première leçon II Aleph…
Alfred Deller
Ravel
Daphnis et Chloé
IX lent. moins lent .très libre
Claudio Abbado London symphony
Madeleines
Léo Ferré
Merde à Vauban
Jacques Dutronc
Il est 5 heures Paris s’éveille
Serge Reggiani
Paris ma rose