Benoît Jacquot, prima la musica

À ceux qui prétendent que la critique ne sert à rien, Benoît Jacquot répond que sans son soutien il aurait peut-être cessé de faire des films. Il s’est attelé à Tosca parce que Toscan du Plantier avait besoin d’un « dompteur pour ces deux fauves » que sont Alagna et Gheorghiu. Il a ensuite monté Werther à Londres et à Paris avant de commencer bientôt les répétitions de Traviata à Bastille. Un opéra dans lequel Jonas Kaufmann a su nous tirer des larmes. Benoît Jacquot prouve qu’on peut être personnel tout en respectant l’oeuvre et la musique qu’on est censé servir sans se contenter de l’illustrer. Il a été à bonne école avec Marcel Carné et Marguerite Duras.

Voici son programme :

– Deux versions de ‘Vissi d’arte’, l’une par Maria Callas, l’autre par Angela Gheorghiu
– Massenet : Werther, Air des larmes (par Sophie Koch)
– Verdi : La Traviata, Aria de la fin de l’acte I (par Diana Damrau)
– Un extrait de Pelléas, ou bien du Rake’s progress, ou bien de Lulu

Madeleines :

– John Coltrane : Le début d’ « India »
– Ray Charles : « I got a woman »
– Paul Anka : « You are my destiny »