Malgré la préface et les notes avisées de Gabrielle Marcq qui assure également la traduction, la première édition française de ces trois autobiographies (1718, 1732 et 1740) méritait un appareil critique ou une postface développés. Ces textes brefs suffisent cependant à cerner la personnalité d’un homme affable et malicieux qui n’hésite pas à détourner des maximes latines ni à citer L’Éloge de l’ivresse pour étayer sa pensée. Cet autodidacte croit en la valeur supérieure du travail qui lui apprit à maîtriser l’écriture, les instruments et les styles nationaux, même s’il reconnaît que " l’homme d’esprit " recherche " la faveur des grands, la politesse des nobles ". Si Telemann peut conforter par ses écrits – où le doute semble exclu – l’image d’un compositeur superficiel, cet amoureux du chant et de la vie considère que l’Église mérite son inspiration la plus profonde.
Autobiographies, Georg Philipp Telemann, Symétrie, 88 p., 9,50 g.
Autobiographie de Telemann
Radio Classique
Moi, Georg Philipp Telemann.