Alexandre Jardin, la liberté d’être soi

On ne sait si le portrait qu’il dresse de son grand-père, Jean Jardin, directeur de cabinet de Pierre Laval sous l’Occupation, est juste ou non. Laissons les historiens en discuter. Ce qui est sûr, c’est que cette chape de plomb soulevée après un long déni a révélé un homme nouveau, plus libre, plus joyeux, et un écrivain plus proche de l’essentiel.
C’est tellement plus simple d’être soi, nous dit Alexandre Jardin, et de dire sa vérité. Sa vérité n’est pas la Vérité, mais c’est un bon début pour l’approcher les yeux ouverts et l’âme légère. Ah, si nos hommes politiques pouvaient en prendre de la graine !
Quant à son projet de former une nation de lecteurs, c’est une oeuvre magnifique ! Peut-être sa plus belle, si l’on songe que Verdi lui-même considérait comme la plus belle de ses oeuvres la maison de retraite pour les vieux chanteurs qu’il a fondée à Milan, grâce à ses droits d’auteur et tout son patrimoine, où il a choisi d’être enterré auprès de sa femme, et qui existe toujours, et qui accueille aussi de jeunes musiciens, et qui est un lieu vivant, ouvert à tous.
Il nous reste à fonder une nation de mélomanes. C’est ce qu’humblement et sans subventions publiques nous tâchons de faire chaque jour sur Radio Classique.
Voici son programme :

Madeleines :
Georges Delerue (Le dernier métro)
Musique du film « Le vieux fusil » de Robert Enrico
Et Alexandrie Alexandra de Claude François !

Musique Classique :
« Jésus que ma joie demeure » en trois versions différentes (cantate, orgue et piano)
Et le Requiem de Mozart (début)