150 ans de la mort de Bizet : Sa sépulture au cimetière du Père-Lachaise a été entièrement rénovée

Crédit : Victoire Faure

Une cérémonie avait lieu ce lundi au cimetière du Père-Lachaise à Paris, pour célébrer la mémoire de Georges Bizet. Le compositeur de l’un des opéras les plus connus au monde, Carmen est mort il y a 150 ans, le 3 juin 1875, à seulement 36 ans. 

Le buste de Georges Bizet, élément emblématique de son tombeau, avait été volé en 2006. Il a aujourd’hui retrouvé sa place au sommet de la stèle, située dans la 68ème division. Benoît Gallot, conservateur du cimetière du Père-Lachaise, décrit « le rose de la pierre qui ressort énormément » et souligne que la tombe a été dessinée par Charles Garnier, l’architecte de l’Opéra de Paris. « On retrouve la lyre, qui est un ornement funéraire assez classique pour les musiciens, et sur le piédestal, son buste ».

 

 

L’histoire est rocambolesque. Le buste de Bizet a été dérobé en 2006, puis rapidement retrouvé. Il est resté néanmoins 18 ans dans les réserves du cimetière, faute d’ayants droit sur la sépulture. Aujourd’hui, la ville de Paris est propriétaire de la tombe et les travaux ont pu être réalisés.

Tous les extraits de Carmen sont des tubes

Yann Toussaint enseigne au sein du conservatoire du 20ème arrondissement de Paris, qui porte le nom du compositeur: « ce qui me fascine dans la musique de Bizet, c’est qu’elle est aussi fine, précise, complexe que facile et populaire ». Le musicien assure qu’on peut prendre « n’importe quel extrait de Carmen, c’est un tube ! ». Et quand on regarde la partition, « ça fourmille de détails d’une précision incroyable ».

Claire Bournez, professeur de chant dans ce même conservatoire rappelle que « Carmen, pour une mezzo-soprano, c’est certainement le passage obligé, et Bizet écrit extrêmement bien pour [cette tessiture]« . Georges Bizet n’a jamais connu le succès de son œuvre devenue culte, puisqu’il meurt d’une crise cardiaque 3 mois jour pour jour après la première de Carmen, qui avait été sifflée par les spectateurs…

Comment expliquer d’ailleurs que cet opéra, aujourd’hui mondialement connu, a suscité l’incompréhension des critiques et du public ? Le musicologue Hervé Lacombe, président l’Association des amis de Bizet explique que le personnage de Carmen « contrevenait à tous les usages, elle osait dire son plaisir et son désir ».

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S’agissant de l’air le plus connu, la fameuse Habanera (L’Amour est un oiseau rebelle) Hervé Lacombe précise qu’elle puise ses racines dans le monde cubain. « Elle est chantée partout, y compris par Nina Hagen et a même été reprise dans le hard rock ».

Victoire Faure

Ecoutez le reportage de Victoire Faure :

 

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