« J’ai le même frisson avec certaines mélodies de rockstars qu’avec la quatrième symphonie de Beethoven ». Yvette Horner, diva de l’accordéon, s’est éteinte hier à l’âge de 95 ans.
Musicienne de talent, elle a toute sa vie défendu son instrument fétiche, le piano à bretelle, capable de « tout jouer » d’après elle. Née à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées, elle avait débuté sa carrière en 1947. Remportant la coupe du monde d’accordéon en 1948, elle avait par la suite jouée dans les cabarets et autres bals musette de la capitale. C’est le tour de France, dont elle sera la mascotte durant onze années, qui feront d’elle la chanteuse populaire que l’on connaissait.
« Vévette » comme certains aimaient à l’appeler, était une artiste éclectique, n’hésitant pas à jouer tous les styles de musique. De son duo avec le pianiste classique Samson François en passant par Boy George ou Quincy Jones, elle chantait tout. Côtoyant les plus grands artistes, elle avait eu l’honneur d’incarner une fée dans Casse-Noisette chorégraphié par Maurice Béjart en 1999.
Soixante-dix ans de carrière, 2000 concerts, 150 albums et plus de 30 millions de disques vendus dans le monde, Yvette Horner a eu une carrière hors norme. « La musique, c’est ma vie » disait-elle et un accordéon, « c »est quinze kilos dans les bras, quinze kilos de bonheur ».