Le Pari gagnant d’Emmanuel Macron à Biarritz

David Abiker fait le tour des journaux chaque matin et nous délivre ce qu’il faut retenir de l’actualité ! 

G7 : Le reflet du nouveau monde ?

C’est la tonalité des une ce matin avec la Croix qui estime que ce G7 est le reflet d’un nouveau Monde, que le Président Macron y a bousculé les vieux usages diplomatiques. La presse a plutôt tendance à encenser Macron ce matin, en se réjouissant de la détente cordiale amorcée entre la France et les Etats-Unis, c’est la une des Echos, Le Figaro évoque le Pari gagnant de Macron à Biarritz, Macron qui a su trouver les mots pour que Trump joue le jeu et crée une atmosphère de retenue chez ses partenaires à laquelle même l’incontrôlable Boris Johnson s’est plié. Mais ailleurs, ça sent la rentrée. Le Parisien-Aujourd’hui en France se demande pourquoi nous recevons moins de courrier tandis que l’Opinion anticipe sur le 2e round de négociations que le gouvernement lancera les 5 et 6 septembre sur la réforme des retraites avec ce titre : Réforme des retraites les gagnants et les perdants. Et puis, parmi toutes ces Unes, un peu de vert, un peu de verdure, le numéro spécial de Libération sur la forêt…

La Sylvothérapie ou l’art d’apprendre à écouter la forêt

Libération qui nous donne à lire la forêt les arbres dans tous leurs états et sous tous les angles, nous invitant à pratiquer la Sylvothérapie. Vous connaissez la sylvothérapie ? Réapprendre à écouter, à ressentir, à respirer la forêt. Et le quotidien de décrire des stages payants pour s’entrainer à pratiquer sur l’humus le pas du renard, à attendre le cri du loup, à découvrir les charmes de la marche sensorielle en forêt ou tout simplement à étreindre un arbres. Vous avez des gens gens qui payent, oui, pour réapprendre à marcher dans les bois, parmi eux des gens stressé, des écolos, ou même cet homme qui s’est découvert une fascination pour l’odeur des matières boisée en décomposition. Au arbres citoyens nous lance Mathieu Escoffier dans Libération qui rentrée des classes oblige à poser son cartable à Marsac dans une école ouverte l’an dernier où les enfants apprennent et mangent parmi les plantes toute l’année ! Une véritable école maternelle en forêt. Chaque jour la classe a lieu en plein air,  l’ombre de noisetiers, de chênes et d’acacias. Si j’étais un bobo, je vous dirais qu’en Allemagne ou au Danemark, ils appellent ça les forest school où l’on est convaincu comme les fondateurs de cette école buissonnière qu’il n’y a rien de mieux pour ancrer les apprentissages que d’apprendre avec son corps, grâce aux odeurs et aux émotions… 

L’absentéisme au travail en nette progression

C’est l’école buissonnière des grands, qu’on appelle aussi plus simplement l’absentéisme. Il a progressé de 3.6 % sur un an selon le rapport annuel du cabinet Gras savcoye Willis Tower. Pire depuis 2014, cet absentéisme a bondi de 14 %. Tous les salariés sont concernés, le profil type du salarié absent note l’étude, c’est une femme, souvent absente en raison de complication liée à une grossesse, agée de 30 à 49 ans, non cadre, qui travaille plutôt dans le secteur de la santé, du transport ou du commerce. L’absent vit plutôt dans le nord est de la France ou le taux d’absentésime est deux fois plus élevé qu’à Paris. Pourquoi l’abstéisme progresse s’interroge le Parisien-Aujourd’hui en France puisque les statistique d’accidents du travail sont stables, eh bien ce serait la faute à la fameuse perte de sens qui pourrait faire grimper les chiffres. La démotivation est désormais un nfacteur d’absentéisme, mais ce n’est pas tout. Il y a aussi les difficulté des familles monoparentales ou encore les salariés aidants, qui ont un proche parents très malade ou très dependants, une situation qui représente 15 à 20 % des salariés obligé de s’absenter.

GOOGLE veut freiner les débats politiques chez ses employés

De l’ordre de 108 milliards d’euros selon l’institut Sapiens. Et ces sujets liés à la qualité de vie au travail on les retrouve dans deux titres de la presse américaine. D’abord dans le Financial Times où il semblerait selon un long papier paru dans la rubrique Travail et carrière que les GAFA ne feraient plus rêver les jeunes diplômés  Il se pourrait que la société du big data, de la surveillance généralisée et l’affaire cambridge analytica n’y soient pas pour rien. Et puis ce papier dans le supplément Wall Street Journal de l’Opinion : Google veut freiner les débats politiques chez ses employés. Les forums de discussion internes de l’entreprise se tendent. Les salariés se feraient parfois trop militants, plus radicaux et bavards sur les sujets qu’on taie habituellement, résultats, la firme a publié des directives limitant les discussions politiques en ligne et les sujets étrangers au travail… Une nouvelle victoire du politiquement correcte en perspective.

Festival Berlioz dure jusqu’en septembre !

Et puisqu’on parle informatique, on finira avec un cheval de trois, mais un vrai (pas un virus informatique) et cette jolie photo dans le Figaro prise à la cote Saint-André le 18 août dernier ou paradait un magnifique cheval de bois géant dans le village natal de Berlioz qui célébrait les 150 ans de la disparition du compositeur des troyens, l’occasion de rappeler que le festival Berlioz dure jusqu’au 1 er septembre et de réécouter un extrait de l’opéra démesuré d’Hector Berlioz.

 

David Abiker