David Grimal raccommode la société en musique

Ce mardi 17 janvier à 20 heures, Laure Mézan reçoit le violoniste David Grimal, créateur des « Dissonances », un ensemble de musiciens sans chef.

« Je cherchais à retrouver le sens de la musique, le sens d’une humanité un peu perdue dans ce métier très formaté, à la fois dans son fonctionnement et dans ses rapports humains souvent artificiels. Le résultat va bien au-delà de ce que j’imaginais. » David Grimal a décidé il y a dix ans de donner un nouveau sens à sa musique. Il la trouvait paralysée par les considérations de carrière, d’agents et par les relations artificielles.

Il a alors commencé ce voyage d’une décennie en développant Les Dissonances, un laboratoire d’idées qui vise à décloisonner la musique classique. Les Dissonances est un collectif de musiciens qui vit la musique comme une joie et la poursuite de l’excellence comme une élévation de soi. La carrière atypique de Grimal lui a permis d’être nommé Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres par le Ministère de la culture en 2008.

David Grimal est également convaincu de la dimension sociale que doit jouer la musique. Il a donc créé « L’Autre Saison » : une saison de concerts au profit des personnes sans-abris, à Paris. Selon lui, la musique peut apporter aux personnes démunies une émotion, un bouleversement qui pourrait être le déclic nécessaire pour rebondir. La réalisation des affiches du spectacle sont confiées aux SDF tout comme l’organisation de la salle, grâce au travail de l’association Les Margéniaux. Le désir de David Grimal de « raccommoder la société » tout en cassant les codes a de quoi nous émouvoir et c’est avec curiosité que nous l’entendrons ce soir nous raconter son histoire musicale, celle d’ « une joie, une fraternité, une forme d’incandescence tout à fait extraordinaire. »

Retrouvez l’interview de David Grimal, ce soir, à 20 heures, dans le Journal du Classique de Laure Mézan.