Ce lundi 13 février à 20 heures, Laure Mézan reçoit Simon Pierre Bestion, chef de la compagnie La Tempête, à l’occasion de la sortie de son nouvel album intitulé « Azahar ».
«J’aime l’idée de désorienter l’auditeur dans les époques » confie Simon-Pierre Bestion, fondateur de la compagnie La Tempête. Amoureux de musique, il a dès sa jeunesse eu un coup de cœur pour les instruments atypiques et la musique d’antan, ce qui lui a valu de recevoir le prix d’orgue dans la classe de Michel Bourcier en 2008 lors de sa formation au Conservatoire Régional de Nantes. A l’époque il s’initie en parallèle à la musique ancienne et aujourd’hui encore, il se perfectionne au clavecin. Le 1er janvier 2015, il crée La Tempête, un ensemble musical issu de la fusion de deux ensembles, l’Orchestre Europa Barocca et le Choeur de chambre Luce del canto. Simon Pierre Bestion explique ce choix de fusion : « Luce del canto réunissait des amis chanteurs amateurs partageant une même démarche humaniste. » De cette association est né un premier album shakespearien « La tempête » qui fut salué par les critiques et lauréat du Diapason d’Or. A présent, ils reviennent avec « Azahar », ou « fleur d’oranger » en espagnol, un album qui mêle Machaut aux cantigas espagnoles, au siècle de Stravinsky et d’Ohana. « Il y a une liberté extraordinaire à prendre avec la fameuse Messe de Machaut, sa musique demande une façon de chanter assez pleine, droite – comme les polyphonies corses ou basques. J’ai choisi des chanteurs familiers de la musique ancienne, des voix puissantes, directes, avec peu de vibrato, qui pouvaient aussi chanter Stravinsky et Ohana. », raconte Simon Pierre Bestion. Le résultat s’annonce haut en couleurs. Nous en saurons plus ce soir, dans le Journal du Classique.
Retrouvez l’interview de Simon Pierre Bestion ce soir à 20 heures dans le Journal du Classique de Laure Mézan.