Pierre Boulez dirige l’Orchestre de Cleveland

L’épure dans l’émotion

Préférant diriger sans baguette, Pierre Boulez mettait l’accent sur d’infimes détails. Sa technique écartait toute forme de sensationnel au profit d’un minimum de gestes dont la portée avait été mise au point lors des répétitions. Durant une carrière de près d’un demi-siècle, il agrégea les engagements, incluant ceux de directeur musical du Philharmonique de New York et de la BBC, ainsi que chef invité des Orchestres de Chicago et de Cleveland. A la tête de ce dernier, il réalisa dans les années 90 et 2000 une série d’enregistrements saluée par la critique, consacrée essentiellement au répertoire du XXe siècle.

Debussy ouvre le programme avec une anthologie sur deux disques de sa musique orchestrale, suivi par Ravel (les deux Concertos pour piano avec Pierre-Laurent Aimard), Stravinsky (Petrouchka et le Sacre du printemps), Mahler (Symphonies n° 4 et 7) et Olivier Messiaen, qui fut le maître de Boulez au Conservatoire de Paris durant ses années d’étude (Chronochromie, Et exspecto resurrectionem mortuorum).

Pierre Boulez dirige l’Orchestre de Cleveland (Coffret 8 CD Deutsche Grammophon)