« La « Missa solemnis » a été initialement conçue comme une composition liturgique, c’est-à-dire une messe destinée à célébrer l’intronisation du principal mécène de Beethoven, l’archiduc Rudolph, au poste d’archevêque d’Olomouc, le 9 mars 1820. Il ne faut cependant pas accorder une importance démesurée à ces circonstances extérieures. La composition d’une telle messe n’est certainement pas attribuable qu’au seul fait que l’un de ses mécènes ait été élu archevêque. La composition d’une œuvre basée sur un texte liturgique important, en particulier le Gloria et le Credo, l’inspirait musicalement. Comme à plusieurs reprises dans des situations de crise, Beethoven s’est tourné de plus en plus souvent vers la religion pour y chercher quelque réconfort durant les dernières années de sa vie en raison de sa surdité devenue totale. La « Missa solemnis » se caractérise par une extrême unité stylistique et est pour ainsi dire un compendium de la musique religieuse catholique. Ce n’est pas un hasard si Beethoven, considérait sa « Missa solemnis » comme son œuvre la plus importante. »
Connu pour ses enregistrements de la musique de Jean-Sébastien Bach, le japonais Masaaki Suzuki entre en territoire beethovenien par la grande porte avec cette Messe. Le quatuor de solistes inclus la soprano Ann-Helen Moen, la mezzo-soprano Roxana Constantinescu, le ténor James Gilchrist et le baryton Benjamin Bevan.
Ludwig van Beethoven : “Missa Solemnis. Solistes”, Bach Collegium Japan, dir. Masaaki Suzuki (1 CD Bis)