Leonard Bernstein dirige le Philharmonique de Vienne

Une rencontre qui fait des étincelles

Le génie de la direction d’orchestre et de la composition, un charisme sans égal, une culture universelle, un charme ravageur : c’est peu dire que Leonard Bernstein cumulait tous les dons. Ses noces avec le Philharmonique de New York sont scellées ce 14 novembre 1943 lorsqu’il remplace Bruno Walter au pied levé. Le concert étant diffusé à la radio, « Lenny » connaît aussitôt la célébrité … à seulement 25 ans. Avec le Philharmonique de Vienne, les choses n’ont pas été aussi simples : son style chaloupé, ses excentricités comme le répertoire qu’il entend défendre (Mahler, Sibelius) rencontrent dans un premier temps la résistance des musiciens. Mais une fois passée cette période d’adaptation, le « couple » Bernstein – Vienne s’avéra des plus électriques, ainsi qu’en témoignent les captations (publiques) retenues dans ce coffret de la collection DG associant un chef à un orchestre.
On y retrouve deux épiques Neuvième Symphonie de Beethoven (avec Gwyneth Jones, Hanna Schwartz, René Kollo et Kurt Moll) et Neuvième Symphonie de Bruckner. Deux compositeurs chéris de Bernstein, Mahler (Symphonie n° 5) et Sibelius (Symphonie n° 1) partagent l’affiche avec le classicisme de Haydn (Symphonies n° 88, 92 « Oxford » et 94 « Surprise ») et Mozart (Symphonies n° 40 et 41 « Jupiter »). Au rayon concertant, Bernstein accompagne Micha Maisky dans le Concerto pour violoncelle de Schumann couplé avec la Symphonie n° 2.
Leonard Bernstein dirige l’Orchestre Philharmonique de Vienne (Coffret 8 CD Deutsche Grammophon).