Herbert von Karajan dirige le Philharmonique de Berlin

Une union de trente-quatre ans

Derrière l’image Jet set qu’il donnait volontiers de lui-même (yacht de luxe, avion privé…), Herbert von Karajan était un chef d’une intensité visionnaire que maints orchestres espéraient engager. Cela explique pourquoi, en 1956, le Philharmonique de Berlin lui donna le titre sans précédent de « chef à vie » et que le label Deutsche Grammophon engagea un partenariat discographique particulièrement fructueux. La première étape prit la forme d’un cycle des Symphonies de Beethoven – le premier jamais réalisé en stéréo – enregistré en 1961-62 à la Jesus-Christus-Kirche de Berlin.
Le présent coffret, qui reprend quelques grands disques rythmant cette union unique entre un chef et son orchestre, a retenu la Symphonie n° 9 avec, en solistes, Gundula Janowitz, Hilde Rössel-Majdan, Waldemar Kmentt et Walter Berry. Egalement présents, la célèbre captation publique de la Symphonie n° 9 de Mahler (1982), les Symphonies n° 2 et 3 « Liturgique » d’Honegger (1969), les Symphonies n° 1 « Classique » et 5 de Prokofiev (1968), les Symphonies n° 5 et 6 de Sibelius (1965), Ainsi parlait Zarathoustra et Don Juan de Richard Strauss ainsi qu’un bouquet d’Intermezzi d’opéras véristes italiens (1967).

Herbert von Karjan dirige l’Orchestre Philharmonique de Berlin (Coffret 8 Cd Deutsche Grammophon)