Joseph Keilberth dirige l’Orchestre de la Radio Bavaroise (1967)

Seul chef à avoir cumulé la direction de deux prestigieuses formations bavaroises – l’Orchestre symphonique de Bamberg et l’Orchestre de l’Opéra de Munich -, Joseph Keilberth (1908-1968) fait son apprentissage dans la fosse du Badische Staatstheater. Sur les recommandations de Wilhelm Furtwängler, il quitte sa ville natale de Karlsruhe pour Prague où il dirigera, jusqu’à la fin de la guerre, l’Orchestre philharmonique allemand. A la suite d’une période douloureuse et pénible consécutive à l’insurrection de Prague en mai 1945, il s’établit avec sa famille à Bamberg ; il y poursuivra son mandat le plus fructueux. La musique germanique (Mozart, Beethoven, Wagner, Brahms et Richard Strauss) formait le cœur du répertoire de ce chef humble et discipliné qu’était Joseph Keilberth, disparu à soixante ans la baguette à la main alors qu’il dirigeait « Tristan et Isolde » à Munich.

Ce soir, nous l’entendrons à la tête de l’Orchestre Symphonique de la Radio bavaroise dans un programme entièrement consacré à Beethoven : Ouverture de « Coriolan », Symphonies n° 7 et 8. En complément, Francis Drésel nous propose de le retrouver accompagnant Wilhelm Backhaus dans le Concerto pour piano n° 5 « L’Empereur » (Radio de Stuttgart, 1962), et dans la Symphonie n° 4 de Brahms.