Louis Moreau Gottschalk

(1829-1869) Période romantique

Premier compositeur américain à employer la musique indigène, précurseur du ragtime, ce natif de la Nouvelle-Orléans fut salué par Berlioz (« le prophète de son pays ») et Frédéric Chopin. Son catalogue affiche de nombreuses pièces pour piano dont les mélodies et rythmes accusent des influences afro-américaines et créoles, comme les célèbres « Bananier », « Banjo » et autre « Danse cubaine ». On lui doit également une entêtante Symphonie romantique pour orchestre sous-titrée « La Nuit des tropiques ».
Durant les dix années (1842-52) qu’il passa en France, Louis Moreau Gottschalk étudie auprès de Stamaty et Pierre Maleden tout en s’imposant comme l’un des plus grands pianistes de son temps. À partir de février 1862, il écume les salles de concert des États-Unis parcourant en train, selon ses estimations, quelque 95 000 miles entre 1862 et 1865 !