Alexandre Glazounov

(1865-1936) Epoque postromantique

A cheval sur les XIXe et XXe siècles, Alexandre Glazounov fut un enfant prodige : après avoir étudié en privé auprès de Nicolaï Rimski-Korsakov, il écrit à seize ans une symphonie, aussitôt saluée comme un évènement. Celui que l’on surnomme « petit Glinka » (Balakirev) ou « notre jeune Samson » (Stassov) se consacre alors entièrement à la composition, s’illustrant dans tous les genres à l’exception de l’opéra. Elu en 1905 à la tête du conservatoire de Saint-Pétersbourg, sa ville natale, il déploie en parallèle une activité de chef d’orchestre, s’attachant à promouvoir les œuvres de la jeune génération même si son farouche conservatisme lui vaudra quelques tensions avec un Prokofiev ou un Stravinsky. Indépendamment de son Concerto pour violon, sans doute sa partition la plus jouée et enregistrée, le domaine d’élection de Glazounov reste la musique de chambre (sept quatuors) et surtout l’orchestre : citons les ballets Raymonda et Les Saisons, le poème symphonique Le Kremlin et le corpus des huit symphonies dont l’habilité contrapuntique et l’instrumentation soignée ne seront pas sans influence sur Chostakovitch et Miaskovsky.