« Il y a un retour en arrière, avec les vieux démons qui sont de revenus autour de Marine Le Pen » Florian Philippot

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique

Florian Philippot, président de l’association Les Patriotes

Invité de Guillaume Durand

FN : « Il y a un retour en arrière, avec les vieux démons qui sont de revenus autour de Marine Le Pen »

Extraits :

A propos du Front National

« Il y a une panique à bord au sein du Front, ça s’agite mais ça ne produit pas forcément beaucoup de qualité. »
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« Je n’ai organisé aucune scission (…) Il y a un retour en arrière, avec les vieux démons qui sont de revenus autour de Marine Le Pen, ce nouveau scénario se faisait sans moi. »
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« On allait de prétexte en prétexte, quoi que je fasse, c’était des provocations, comme aller soutenir les forains contre la loi travail c’était une provocation. Lancer une association pour débattre c’était aussi une provocation. »
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« Ils ont fait le choix d’un rétrécissement et de faire revenir beaucoup de cadres mégrétistes. Mégret ce n’est pas moi, c’est eux, la radicalité ce n’est pas moi, c’est aussi eux. »
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« Vouloir parler essentiellement d’insécurité et d’immigration, qui sont certes des sujets très importants, mais qui ne peuvent pas représenter une offre politique globale, c’est se condamner à l’échec. »
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« Des cadres mégrétistes sont revenus au Front National et n’étaient pas d’accord avec la ligne de Marine Le Pen et veulent aujourd’hui reconstruire un syndicat anti-immigration. »
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« J’étais le seul membre du bureau exécutif (qui est l’instance suprême du Front National) à adhérer à Marine Le Pen, l’intégralité des autres avaient adhéré sous Jean-Marie Le Pen. »
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« Aujourd’hui, ils sont 100% à avoir adhéré à Jean-Marie Le Pen, je ne les blâme pas mais je pense que cela signifie un retour en arrière. »

A propos du mouvement Les Patriotes

« Je suis parti, c’est une page qui se tourne, et que ceux qui sont d’accord avec moi me suivent (…) Je vois déjà une trentaine de conseillers régionaux qui sont venus et je pense que l’on va construire quelque chose de beau. »
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« Nous sommes trois députés européens maintenant. »
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« Nous on veut faire quelque chose d’ouvert, quelque chose de moderne, il faut quelque chose de rassembleur, qui soit authentiquement patriote et qui parle de tout. »
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« Il faut que ce soit comme un souffle en avant vers la victoire de nos idées. »

A propos de Wauquiez, Mélenchon et Dupont-Aignan

« Je ne me rapprocherai pas politiquement de Laurent Wauquiez, il a un passé, il a été ministre, il est immigrationniste, et européiste, même s’il ne le dévoile pas en campagne électorale, il est comme Sarkozy en 2007 : le verbe haut pendant la campagne, la main molle quand il est pouvoir. »
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« Quand on change de conviction tous les trois matins, on n’est rien. »
« Je suis prêt à discuter avec Wauquiez, avec Mélenchon, mais cela ne veut dire que je souhaite faire un partenariat, car nous avons trop de différences, mais nous devons nous montrer face aux Français en train de discuter, pour montrer qu’il ne s’agit pas d’une guerre civile »
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« Dupont-Aignan c’est autre chose, car politiquement nous sommes très proches. Lui et moi sommes gaullistes et puis nous avons tous deux cette même vision d’un rassemblement nécessaire des forces patriotiques et des patriotes français. »
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« Macron a réuni toutes les forces mondialistes de droite et de gauche, il fait du mal au pays, il faut maintenant réunir toutes les forces patriotiques de droite et gauche. »

A propos du débat de la présidentielle

« Je n’ai jamais enfoncé Marine Le Pen sur ce débat. Elle a reconnu elle-même que c’était raté. On aurait pu passer à autre chose progressivement. »

A propos du Frexit

« Je veux organiser le Frexit avec méthode et qu’on organise l’indépendance nationale. »

A propos de l’Union européenne

« Si vous voulez aller vers la coopération entre les nations libres, il y a pleins de choses très belles à faire ensemble, sur l’espace, sur l’espace maritime, sur la culture, sur la lutte contre le terrorisme islamiste, sur l’économie, l’innovation etc. »
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« Il y donc tant de belles choses à faire mais sans tout concentrer à Bruxelles dans quelques bureaux où on décide, comme par exemple, que la commission de Bruxelles poursuit le glyphosate, qui est potentiellement cancérogène, il faut dire non à cela, sinon nous allons aller de déconvenue en déconve