Véhicules polluants : des millions d’automobilistes assignés à résidence ?

A la une du Parisien-Aujourd’hui en France, la colère monte chez les automobilistes. Le sujet s’invite régulièrement dans vos journaux depuis quelques semaines. La dernière fois c’était le Figaro, la fois d’avant c’était le Monde, ce matin c’est la une du Parisien-Aujourd’hui en France et pour Jean-Michel Salvator qui signe l’édito, le sujet est explosif.

Embouteillages : il y a un décalage entre les bouchons réels et le ressenti des Parisiens

L’Etat souhaite interdire dès 2023 la circulation des véhicules polluants dans 44 agglomérations de plus de 150 000 habitants. Des mesures jugées pénalisantes par ceux qui roulent pour bosser. Avec les 44 zones à faible émission d’ici deux ans, vous êtes sûr de provoquer 44 zones de forte crispation. En 2023 si vous circulez avec vignette Crit’Air supérieure à 3 ans dans l’une de ces zones vous serez verbalisé, viendront ensuite les Crit’Air 2 qui seront encore verbalisées. « On va assigner à résidence des millions d’automobilistes » s’indigne le représentant des automobilistes et j’ajouterai qu’on va remettre dans la rue des milliers de Gilets Jaunes qui n’ont pas les moyens de se mettre à l’hybride ou à l’électrique malgré les aides nombreuses.

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Retrouver les embouteillages après les confinements donne le sentiment d’un bon en arrière

« De quoi alimenter », écrit Salvator « la colère déjà exacerbée par les limitations de circulation imposées par Anne Hidalgo et l’accumulation des travaux du tramway et du RER ». L’énervement et la rage dans les embouteillages apparaissent aussi dans deux pages ce matin dans le Parisien, qui va jusqu’à convier une psy pour essayer de comprendre pourquoi les Parisiens sont encore plus irascibles qu’avant… Les embouteillages, il y en a toujours eu ! En fait selon cette psy, il y a un décalage entre les bouchons réels et le ressenti des Parisiens. C’est un phénomène normal, nous sommes habitués depuis des mois à un certains calme et retrouver les embouteillages donne le sentiment d’un bon en arrière, dit-elle en substance. Le Parisien interroge aussi un historien qui a lui cette formule : on constatait avant les crise sanitaire les signaux faibles d’une affirmation du refus de la foule. En clair, les Parisiens ne supportent plus les Parisiens, surtout derrière leur pare-brise.

David Abiker

 

 

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