Valéry Giscard d’Estaing : Quand ses livres amusaient la presse…

Valéry Giscard d’Estaing a écrit des essais politiques, ses Mémoires en 1988 mais « ma véritable ambition », disait-il « serait une ambition littéraire. Si j’avais la certitude de pouvoir écrire l’équivalent de l’œuvre de Guy de Maupassant ou de Gustave Flaubert, il est hors de doute que c’est vers cette sorte d’activité, avec joie, que je me tournerais ». Citation relayée par le Monde et La Croix qui date de 1974, quelques semaines avant son élection…

 

Lady Di a-t-elle inspiré La Princesse et le Président, écrit par Valéry Giscard d’Estaing ?

Malheureusement pour lui, il n’a pas du tout été comparé à Flaubert ou Maupassant. « En 1994, c’est peu dire que son premier roman fit parler », écrit le journal « qu’on se rappelle l’argument : un notaire, partant à la chasse, prenait en auto-stop une jeune femme dont il s’éprenait. Les chansonniers s’esclaffèrent, les critiques jugèrent sévèrement les naïvetés stylistiques du néophyte. En 2009, il fit à nouveau sensation. Dans La Princesse et le Président, un ancien chef d’État tombe amoureux de la jolie princesse de Cardiff, en qui il n’est pas interdit de reconnaître la charmante Lady Diana : nouveau tumulte médiatique, nouveaux sourires de la critique, stupéfaite par la candeur littéraire de l’auteur… »

 

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Mais, Augustin, malgré ces critiques plutôt négatives, Valéry Giscard d’Estaing était membre de l’Académie française depuis 2003. Le Figaro, toujours, relaie le discours de Jean-Marie Rouart qui justifie cette entrée sous la coupole : « L’Académie française, contrairement à l’idée reçue, n’a pas pour but de rassembler exclusivement en son sein les meilleurs écrivains d’une époque, mais de mêler un certain nombre d’entre eux à ceux qui ont honoré la France »

 

Le musée d’Orsay pourrait devenir le musée d’Orsay -Valéry Giscard d’Estaing

Pas un des meilleurs écrivains donc, et pourtant, il continuait à écrire… « Une énigme littéraire » titre la Croix, énigme à laquelle le journal apporte une réponse : « C’est ce qu’il avait envie de faire et ce qu’il avait envie d’être », tout simplement. L’ancien Président pourrait devenir immortel une deuxième fois : le Musée d’Orsay à Paris veut lui rendre hommage. Après le Centre Pompidou, la Bibliothèque François Mitterrand et plus récemment le Musée du Quai Branly-Jacques Chirac il pourrait donc y avoir le musée d’Orsay-Valéry Giscard d’Estaing, c’est ce que nous apprend le Parisien. VGE était en effet à l’origine de la transformation de l’ancienne gare en musée du XIXème siècle. Des romans sentimentaux, un musée, on est loin de l’image d’un économiste austère et froid.

Augustin Lefebvre

 

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