Universal érige un monument à Herbert von Karajan

Derrière l’image Jet set qu’il donnait volontiers de lui-même (yacht de luxe, avion privé…), Herbert von Karajan était un chef d’une intensité visionnaire que maints orchestres espéraient engager. Cela explique pourquoi, en 1956, le Philharmonique de Berlin lui donna le titre sans précédent de « chef à vie » et que le label Deutsche Grammophon engagea un partenariat discographique particulièrement fructueux. La première étape prit la forme d’un cycle des Symphonies de Beethoven – le premier jamais réalisé en stéréo – enregistré en 1961-62 à la Jesus-Christus-Kirche de Berlin ; le coup d’envoi d’un des legs discographiques les plus imposants de l’histoire du disque.

Certains en rêvaient, Universal l’a fait : voici réunie en un somptueux coffret l’intégralité des enregistrements (symphoniques et d’opéras) réalisés par le chef autrichien pour les labels Deutsche Grammophon et Decca. Une édition limitée à seulement 2500 exemplaires à travers le monde (pour la coquette somme de 700 Euros) et contenant 356 Cds, soit environ 405 heures de musique…
Parmi les nombreux moments forts, citons les cycles complets des symphonies de Beethoven, Brahms, Bruckner, Mendelssohn, Schumann et Tchaïkovsky, ainsi que les enregistrements célèbres de la violoniste Anne-Sophie Mutter. Outre les enregistrements de quatorze intégrales d’opéras pour Deutsche Grammophon, l’édition comprend également huit opéras du catalogue Decca, dont La Bohème Puccini avec Mirella Freni, Luciano Pavarotti et Nicolai Ghiaurov, considéré comme une référence incontournable.

Une « boîte » qui fera de l’usage… mais dont le poids et les dimensions nécessitent un espace adéquat.