Un Barbier « di qualita »

bellamy-et-christophe-barbier.jpg 

Je suis toujours épaté par les gens assez brillants et structurés pour vous parler aussi bien de la crise monétaire, de ses causes, de ses implications que de la richesse polyphonique chez Jean-Sébastien Bach. Christophe Barbier est de ceux-là. En plus, il joue au théâtre, écrit des pièces, met en scène, dirige une équipe à L’Express… Son programme était fait de grandes oeuvres, qu’on n’entend pas tous les jours, dans des interprétations sélectionnées avec soin, selon un goût personnel, pas en fonction de la mode.

Son bagout, sa culture et son sens de la construction dramatique – les différents épisodes étaient tous reliés les uns aux autres – ont fait le reste. C’est-à-dire une bonne émission que vous avez été nombreux à plébisciter. J’ai adoré le mail d’un auditeur écrivant d’Algérie pour nous dire, tout en écoutant l’émission en direct, que si « Radio Classique n’existait pas, il faudrait l’inviter ». Ça fait vraiment plaisir !

Avouez que vous vous êtes pris au jeu avec le match Bach – Vivaldi ! C’était tout à fait dans le ton, non ? Souvenez-vous de la joute qui opposa Haendel et Scarlatti. Haendel gagna à l’orgue, mais Scarlatti l’emporta haut la main au clavecin. Et le duel entre Liszt et Thalberg à Paris. On en conclut que Thalberg était le plus grand, mais que Liszt était le seul ! Voici le programme de Christophe Barbier, dont on espère le retour dans L’Invité Classique.

Jean-Sébastien Bach, Toccata en ré mineur, si possible par Pierre Cochereau

Madeleines :

> Vivaldi, Les 4 saisons, l’été, 3è mouvement, Tempo impetuoso d’Estate, si possible par I Solisti Veneti (Piero Toso, Claudio Scimone)

>Concerto brandebourgeois N°1, BWV 1046, Le Concert des Nations

> Carl Orff, Carmina Burana, début – Trompettes d’Aïda

Programme :

Mozart, Concerto N°23 pour piano et orchestre, K 488, Adagio, par Alfred Brendel

> Heitor Villa-Lobos, Bachianas Brasileiras, Cantilena, par Victoria de Los Angelès.

Jean-Sébastien Bach, Passion selon Saint-Matthieu, Aria 39, alto, « Erbarme dich », par Bernarda Fink (mezzo-soprano) si cela existe, ou par Kai Wessel, direction Ton Koopman, Erato

Franz Schubert, Symphonie N°2 D125, 3ème mouvement, Wiener Philharmoniker, Riccardo Muti, ou Berliner Philharmoniker, Karl Böhm, Deutsche Gramophon

Antonio Vivaldi, Dixit Dominus, RV 595, De torrente, Uta Spreckelsen, Michel Corboz, Erato

Isaac Albeniz, Asturias, par Emmanuel Rossfelder (guitare)

Jean-Sébastien Bach, Messe en si mineur, Agnus Dei, si possible par Janet Baker, Neville Mariner, Philips

Antonio Vivaldi, In Furore, RV 626, Michel Corboz, Erato

Johann Nepomuk Hummel, concerto pour trompette en mi bémol majeur, 2è mouvement, Maurice André, Herbert Von Karajan