Notre Top 5 disques de 2017

1 – Coffret Leonard Bernstein : La Symphonie d’un siècle

A l’occasion du centenaire de la naissance de Leonard Bernstein (1918-1990), Sony Classical rassemble les mouvements inoubliables des plus grandes symphonies classiques dans un 4CD digipack, en partenariat avec Radio Classique.
Remastérisées, ces œuvres enregistrées à la tête du Philharmonique de New York alternent tubes (Symphonies « Jupiter » de Mozart « Inachevée » de Schubert…) et raretés (Symphonie « Les Quatre Tempéraments » de Nielsen).
Leonard Bernstein : La Symphonie d’un siècle. Orchestre Philharmonique de New York, dir. Leonard Bernstein (Coffret 4 CD Sony, en partenariat avec Radio Classique)

2 – Universal érige un monument à Herbert von Karajan

Certains en rêvaient, Universal l’a fait : voici réunie en un somptueux coffret l’intégralité des enregistrements (symphoniques et d’opéras) réalisés par le chef autrichien pour les labels Deutsche Grammophon et Decca. Une édition limitée à 2500 exemplaires à travers le monde (pour la coquette somme de 700 €) et contenant 330 CD, soit environ 405 heures de musique !
Parmi les nombreux moments forts, citons les cycles complets des symphonies de Beethoven, Brahms, Bruckner, Mendelssohn, Schumann et Tchaïkovsky, ainsi que les enregistrements célèbres de la violoniste Anne-Sophie Mutter. Outre les enregistrements de quatorze intégrales d’opéras pour Deutsche Grammophon, l’édition comprend également huit opéras du catalogue Decca, dont La Bohème Puccini avec Mirella Freni, Luciano Pavarotti et Nicolai Ghiaurov, considéré comme une référence incontournable.
Une « boîte » qui fera de l’usage… mais dont le poids et les dimensions nécessitent un espace adéquat.
Herbert Von Karajan : Complete recordings on Deutsche Grammophon and Decca (Coffret 330 CD + 24 DVD + 2 Blu-Ray Audio)

 

3 – Coffret Philippe Herreweghe


500 ans de musique avec l’un des plus grands chefs de l’histoire. Ce coffret de trente disques célèbre le 70e anniversaire de Philippe Herreweghe, en réunissant ses plus grands succès : de la Renaissance (Palestrina, Hassler…) au XXème siècle (Pierrot Lunaire de Schoenberg, Das Berliner Requiem de Weil), en passant par les Requiem de Fauré, Mozart, Brahms, la Passion selon Saint Matthieu et le Magnificat de Bach, les Nuits d’été de Berlioz.
Philippe Herreweghe : The Harmonia mundi years (Coffret 30 CD Harmonia mundi

4 – Rudolf Serkin : The Complete Columbia Album Collection


L’art pianistique de Rudolf Serkin (1903-1991) demeure dans les esprits des plus grands interprètes d’aujourd’hui comme une référence incontestable. Tous saluent en lui sa pureté stylistique, la qualité d’un jeu alliant précision et poésie. Né en 1903 en Bohème (partie autrichienne de nos jours), sa carrière de soliste est lancée en Allemagne dès 1920 ; il n’a que 17 ans. Il fuit par la suite l’Allemagne nazie pour se réfugier aux Etats-Unis, fort du soutien d’Arturo Toscanini. Il donne son premier récital au Carnegie Hall de New-York en 1937 avant d’enseigner au prestigieux Curtis Institute de Philadelphie. A l’invitation du violoncelliste Pablo Casals, il se produit régulièrement au Festival de Malboro (Vermont) auquel son nom demeure indéfectiblement associé. Concertos, musique de chambre et soliste : en un volumineux coffret de 75 CD, Sony a réuni l’ensemble des albums Columbia de cet artiste mythique.

Rudolf Serkin : The Complete Columbia Album Collection (Coffret 75 CD Sony)

 

5 – Krystian Zimerman joue Franz Schubert


Pour son premier album en solo depuis plus de vingt-cinq ans, Krystian Zimerman a choisi le drame et l’intensité des dernières sonates pour piano de Franz Schubert (D. 959 et D. 960), composées quelques jours avant sa mort à l’âge de 31 ans.
Krystian Zimerman a mis à profit son soixantième anniversaire afin d’explorer ce « Chant du cygne » pianistique du compositeur : « Mon intense respect pour ces œuvres – comme pour les dernières sonates de Beethoven – s’accompagnait d’une crainte énorm » », se rappelle-t-il. « Mais je me suis rendu compte que le temps était venu, après quelque trente années de compagnonnage avec elles. Schubert était malade, certes, mais il était toujours en très bonne forme et s’est rempli d’un merveilleux sens de l’humour quand il a écrit ce qui s’est avéré être ses dernières sonates ». Avec elles, le compositeur « passe à la vitesse supérieure, ose des choses radicalement nouvelles d’un point de vue harmonique et polyphonique. Par rapport à ses sonates antérieures, on pourrait presque imaginer qu’elles sont d’un autre compositeur. »

Franz Schubert : Sonates pour piano D. 959 et D. 960. Krystian Zimerman, piano (1 CD Deutsche Grammophon)