Thierry Lhermitte et son Brandebourgeois

On l’a trouvé ! Thierry Lhermitte m’a téléphoné le lendemain. « Bonjour, c’est moi, le chanteur… » Ah, le fichu Concerto Brandebourgeois qu’il voulait entendre est le numéro 1, qui comporte bizarrement un quatrième mouvement, un Menuetflanqué de trois trios (partie centrale d’un menuet), et le deuxième trio est une polonaise, figurez-vous, et c’est cette polonaise que chantait Romain Bouteille avec des paroles de son crû. « Je connaissais une Polonaise qui en prenait au petit déjeuner », dit Lino Ventura dans Les Tontons flingueurs. Ah, sacrées polonaises !
Intéressé par mille choses, mais ne cherchant pas à le faire savoir, Thierry Lhermitte nous fait penser au portrait que fit Françoise Giroud de Jacques Chirac : « Il cache un livre de poésies chinoises derrière un magazine
Playboy« 
Le fameux Popeye des
Bronzésa cependant accepté de nous parler de l’émotion inexplicable qui l’étreint lorsqu’il lit les vers du poème A Villequier que Victor Hugo Hugo a écrit après la mort de sa fille chérie, Léopoldine :
« Maintenant que du deuil qui m’a fait l’âme obscure
Je sors pâle et vainqueur
Et que je sens la paix de la grande nature
Qui m’entre dans le coeur »
Peut-être qu’il s’en serait tenu à son rôle d’amuseur aux yeux clairs et au teint éternellement bronzé s’il n’avait pas éprouvé le si subtil émerveillement d’entendre sa propre fille jouer à l’alto, alors que rien dans son arbre généalogique ne prédisposait à l’éclosion d’un « rossignol à cordes graves frottées ».
Voici son programme :

Concerto Brandebourgeois n° 1 de Bach : Menuet et Polonaise

Land of Hope and Glory de Edward Elgar : Pomp and Circonstances n° 1 chanté

Variation sur le nom Abegg Opus 1 de Schumann par Elisabeth Sombart

Nocturne n° Op 27 Chopin par Elisabeth Sombart

La vie : Ouverture de la Pastorale de Bethoven.
La mort : Berceuse en Ré Bémol majeur op 57 de Chopin
L’amour : « Au matin » de Peer Gynt de Grieg