The voice of Catherine Hiegel

Catherine Hiegel est une immense actrice. Et quelle voix ! Si l’on sent parfois une légère pointe de dureté dans son caractère bien trempé (une vie dans la maison de Molière, il faut avoir les nerfs solides), son coeur n’a jamais pu résister à quelques notes de musique. Entre Yvonne Printemps (qu’elle a connue) et Maria Callas, Catherine Hiegel a parlé avec beaucoup d’émotion de son papa, le musicologue Pierre Hiegel, qui recevait Samson François ou Georges Cziffra à la maison.

Elle a fait une émission de grande classe. Pourtant, cela avait bien mal commencé car elle est arrivée flanquée d’une attachée de presse fort désagréable qui a fait un scandale parce que nous n’avions pas trouvé la version de Pierre et le Loup avec Pierre Hiegel en récitant, qui n’est plus au catalogue. Comme elle en rajoutait, pour se faire bien voir de la sociétaire du Français sur le dos de mes collaborateurs, j’ai soudain explosé. Catherine Hiegel a calmé le jeu et nous sommes entrés en studio. Dès que le micro s’est ouvert, toute trace de tension avait disparu. Il faut parfois souvent commencer par écarter les mauvaises herbes pour permettre à la rose de se déployer.

Voici le programme :

Tosca : les 3 dernières minutes (Callas/Sabata)

Madeleines


- « Pierre et le loup » Prokofiev 
Avec Pierre HIEGEL en récitant

 Edith Piaf « Mon vieux Lucien »
Enregistrement en public où elle a eu un trou de mémoire…

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Médecin Malgré lui + La Villégiature (Musiques de scène de Fiorenzo Carpi, la bibliothécaire du Français les cherche pour nous)



Programme : 

 Yvonne Printemps « Mariette » : Scène finale, 1ere partie (Oscar Strauss/ Guitry)
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« Boris Goudonov » de Korsakov : Chaleapine – Scene de la Mort
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« Kindertotenlieder n° 3 de Mahler par Kathleen Ferrier
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 « Pelleas et Melisande » de Debussy : Acte 3 – Scène Yniold et Goland
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 » Suite pour violoncelle solo » de J S Bach
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 « Concerto pour la main gauche » de Ravel par Samson François
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 « Gymnopédie » de Satie n° 1

Mozart » de Reynaldo Hahn Air : « Depuis ton départ, mon amour »par Yvonne Printemps