Sylvie Testud, belle nature

Née blonde dans une famille lyonnaise d’origine italienne, où tout le monde était brun et bronzé, elle s’est sentie comme le « mouton blanc » de la famille. On imagine les quolibets et les moqueries sur la physionomie du facteur et autres finesses dont les enfants sont capables. Cette différence a été le moteur inconscient de Sylvie Testud pour se rêver la vie de quelqu’un d’autre en devenant actrice. Césarisée pour Stupeur et tremblements d’Alain Corneau (d’après Amélie Nothomb), elle a aussi incarné Françoise Sagan à l’écran. Toujours juste et jamais prévisible.
Dans Passion Classique, elle s’est montrée très nature, n’en rajoutant jamais et jouant le jeu de la rencontre les yeux dans les yeux. Jusqu’aux vraies larmes qu’elle n’a pu retenir, à sa grande surprise, dans la chanson de Barbara.
Elle ne se contente pas de jouer, elle écrit et, bientôt, tournera son premier film. Une artiste complète et aussi une femme dont on se sent irrésistiblement proche, par une mystérieuse alchimie des affinités électives.
Voici son programme :

Madeleines :

Le Boléro de Ravel
La marche Turque de Mozart
Keith Jarrett , « Koln Concert »

La vie : L’amour est là de Michel Berger
La mort : Une petite cantate de Barbara
L’amour : Je t’aime à la folie de Serge Lama

L’ile aux morts de Rachmaninov
Danse hongroise n° 5 de Brahms
Danse slave de Dvorak en mi mineur
Asturias d’Albeniz
Glenn Gould, Bach, Le clavier bien tempéré