Sergiu Celibidache dirige le Philharmonique de Munich

Géant de la baguette pour les uns, gourou surestimé pour les autres, Sergiu Celibidache fut nommé en 1979 chef principal de l’Orchestre Philharmonique de Munich dont il fit l’un des meilleurs du monde ; il le restera jusqu’à sa mort. Essentiellement symphonique et concertant, son répertoire écartait l’opéra. Quant au principe de l’enregistrement, l’on sait que Celibidache y fut opposé, considérant les micros inaptes à restituer une expérience unique qui se vit dans l’immanence de la salle de concert. Cela n’a pas empêché ses descendants d’autoriser, après sa mort en 1996, la publication des concerts mythiques de ce magicien des sons réputé pour ses tempos spécialement étirés.

Le programme choisi par Francis Drésel se compose de plusieurs concerts différents : « Mort et transfiguration » de Richard Strauss (17 février 1979) et la Symphonie n° 2 de Beethoven (4 juin 1996) avec le Philharmonique de Munich seront suivis par la première Symphonie de Brahms avec le Symphonique de Vienne (30 octobre 1952). Avant de retrouver l’unique témoignage du chef dans la musique de Mahler (« Kindertotenlieder » avec la mezzo Brigitte Fassbaender, Munich le 30 juin 1986), nous l’entendrons faire sonner l’Orchestre de la Radio de Stuttgart dans les rutilants « Pins de Rome » de Respighi (20 juin 1976).