Samuel Le Bihan, chêne et roseau

C’est l’histoire d’un mec, aurait dit Coluche, né de parents ouvriers, qui voulait devenir mécanicien ou dessinateur, qui aurait découvert la musique classique au cours d’une fugue en atterrissant chez une dame qui en écoutait (des fugues !) Puis, un camarade passionné de théâtre l’aurait entraîné dans des cours et, comme il était de nature obsessionnelle, il aurait voulu aller jusqu’au bout, au risque de perdre l’écorce de chêne derrière laquelle il s’était protégée si longtemps, pour résister aux intempéries de la vie et aux agressions du monde. Lorsqu’il s’est retrouvé tout nu, il s’est rendu compte que cela n’était pas un drame de plier comme un roseau, qu’il n’était pas plus fragile ainsi, car il échappait à la hache du bûcheron et qu’il intéressait davantage les jolies fleurs de la forêt.
C’est l’histoire d’un acteur devenu grand, mais c’est aussi l’histoire de milliers d’hommes de bonne volonté qui ont découvert que les harmonies raffinées de la musique classique pouvaient les faire pleurer ou rêver ou voyager sans qu’ils ne perdent rien de leur virilité.
Voici le programme de Samuel Le Bihan :

– Maria Callas- Puccini- Madame Butterfly « Un bel di vedremo »
– Adagio pour corde, Op 11 – Samuel Barber
– Pavane de Fauré
– Concerto de Aranjuez- Rodrigo

Madeleines…
– Adagio- Albinoni
– Stabat Mater RV 621 de Vivaldi – (Bowman)