Roselyne Bachelot, petite fille au grand coeur

Mes madeleines :

• 1956 : mes parents m’offrent mon premier 33 tours, les Rhapsodies hongroises de Liszt jouées par Györgi Cziffra. C’est non seulement un cadeau musical, mais un acte politique puisque Cziffra a demandé l’asile politique à la France après l’insurrection de Budapest. Je choisis la Rhapsodie n°2, la plus connue.
• Fin des années 1970 : mon premier festival de Vérone et mon premier spectacle lyrique. Je prends un verre sur la place des Herbes et un italien entonne l’air de Procida dans les Vêpres siciliennes : O tu Palermo. Tous les clients reprennent en cœur ! Prendre la version chantée par Boris Christoff.
• Avril 2002 : choc devant la présence de Le Pen au 2ème tour de la présidentielle. Avec des amis artistes, nous décidons d’aller chanter la Marseillaise sur l’esplanade du Trocadéro. C’est la seule fois où j’ai chanté avec Roberto Alagna! Il n’y a pas d’enregistrement (heureusement!). On prendra Alagna chantant la version de Berlioz pour le 14 juillet 2005 sur la place de la Concorde.
• 2011 : Dich, teure Halle, grüss ich wieder. Nina Stemme chante Elisabeth dans Tannhauser. La mise en scène de Robert Carsen fait que Stemme vient du fond de la salle et qu’elle adresse ce « salut à une salle bénie » devant moi assise au mythique rang 15. Les larmes me montent aux yeux : quel bonheur d’être là, oui, dans une salle bénie ! S’il n’y a pas d’enregistrement de Stemme, prendre l’EMI de 1960 avec Grümmer.

Mes choix musicaux :

• Le spectre de la rose des Nuits d’été de Berlioz par Régine Crespin
• Concerto pour piano de Schumann op. 54 par Clara Haskil, le 3ème mouvement Allegro vivace
• Le Lacrimosa du Requiem de Mozart. La version de 1985 de Daniel Barenboïm avec les chœurs de l’Opéra de Paris
• Le Concerto pour violon l’Arbre des songes d’Henri Dutilleux (clin d’œil angevin) avec Renaud Capuçon (clin d’œil à Laurence Ferrari) et l’Orchestre philarmonique de Radio France (clin d’œil de soutien) Myung Whun Chung