Rolando Villazon, chevalier de l’art

Si Roberto Alagna est le ténor populaire par excellence, le digne successeur de Luciano Pavarotti, avec son timbre solaire, son animalité charismatique, et sa vaste connaissance de l’histoire du chant, Rolando Villazon est d’une nature plus complexe, plus fragile, plus étrange aussi. Ce sont tous deux des artistes complets qui ont su rassembler un public au-delà des frontières de l’opéra : l’un est un pur chanteur qui plaît aux foules, l’autre est un chevalier de l’art qui séduit les intellectuels et intéresse les musiciens.
Les professionnels de l’opéra, les critiques d’art lyrique ont longtemps été dérangés par Villazon qui est un cas à part et qui ne chante pas de manière orthodoxe. Doté d’une énergie hors du commun, il est aussi très cultivé, pourvu de talents très divers, fasciné par la figure du clown. Il n’a pas fini de nous étonner.
Voici son programme :

Madeleines
Miles Davis : So What
“The long and winding road” des Beatles

– Le sextuor de “Don Giovanni” : « Sola, sola in buio loco »
– Concerto pour piano n° 2 de Brahms – 2e mvt
– Werther de Massenet par Rolando Villazon