Roland Giraud, courage et humanisme

Et si le métier d’acteur était basé, dans le meilleur des cas, sur l’écoute de l’Autre. C’est ce que nous dit Roland Giraud, qui craignait son père et ses professeurs, et qui a trouvé dans la religion de sa femme un idéal de tolérance et de respect des valeurs humaines fondamentales. Son père était républicain, « bouffeur de soutanes », et possédait ces mêmes valeurs tout en s’opposant à tout dogme religieux. En devenant protestant, Roland Giraud s’est donc opposé « de manière romantique » à ses parents (sa mère était catholique), mais sur le fond, il les rejoint. Son discours peut être entendu par tous, car il ne prêche pour aucune chapelle. Pourvu qu’on se rejoigne tous autour d’un bien commun qui est le respect mutuel. « Il n’est pas interdit d’être riche, mais il est mal de ne pas partager. » Belle sentence à méditer à quelques jours de Noël.
Et la musique dans tout ça. Roland Giraud aime Mozart, qui était à la fois catholique et franc-maçon, qui croyait en des valeurs humanistes, et dont l’harmonie parfaite nous trace un chemin de beauté universelle. Et de bonté, si l’on pense au message de La Flûte enchantée ou à la fin des Noces de Figaro (la Comtesse pardonnant au Comte).
2. Je suis actuellement à Moscou, avec la tournée de l’Orchestre philharmonique de Radio France. Hier, très beau concert entièrement consacré à Maurice Ravel (le coeur de Samuel Rosenfeld a dû battre plus fort) sous la direction inspirée de Myung Whun Chung, avec Hélène Grimaud (affligée d’une vilaine bronchite) en soliste, dans la salle Tchaïkovski. Ce soir, l’orchestre jouera Dusapin, Dutilleux et la Symphonie fantastique de Berlioz. Public enthousiaste (ah, les Russes et la musique !) Demain, départ pour Saint Pétersbourg, en train, et nouveau concert, avant de rentrer samedi. Je reste à votre contact et me régale de vos commentaires sur le blog.
Voici son programme :

Requiem de Mozart, début
Madeleines
1) Les compagnons de la chanson : Le Galérien
2) L’air du champagne, in Don Juan de Mozart, par La Grande Écurie et la
Chambre du Roy, sous la direction de JC Malgloire et avec Nicolas Rivenq.

Musique classique

1) La flûte enchantée, Mozart, « papageno, papagena » avec Cecila Bartoli
3) Concerto pour clarinette de Mozart
4) Maurice André, trompettes glorieuses

Mélodies d’amour

1) Edith Piaf, Les trois cloches
2) Les compagnons de la chanson, Le temps des cerises
3) Aznavour, Une vie d’amour