« Les riches n’ont pas besoin de président » Benjamin Griveaux

Ce matin à 8 h 15 sur Radio Classique

Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances

Invité de Guillaume Durand

« Les riches n’ont pas besoin de président »

Extraits

A propos de « Macron, président des riches »

« Les riches n’ont pas besoin de président. Ceux qui ont besoin d’un président, ce sont tous les Français. »
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« Le ruissellement, ça va de haut en bas ; le premier de cordée va de bas en haut. Le but, ce n’est pas le nivellement par le bas. »
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« Je ne crois pas à la théorie du ruissellement. Je crois que l’Etat a un [rôle] de régulation, à la fois de la production de richesse et de sa redistribution. [On ne peut] pas redistribuer des richesses qui n’ont pas d’abord été produites. »

A propos de l’action du gouvernement

« Le but de la transformation économique que nous sommes en train de porter, c’est de permettre à chacun d’avoir un travail qui paye mieux, de permettre aux entreprises d’embaucher et au capital d’être réinvesti dans l’appareil productif français. »
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« La gauche explique qu’on est de droite et la droite qu’on est de gauche ; donc on doit être dans le vrai. »
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« Nos opposants font de la politique, nous, on transforme le pays. »

A propos du déplacement de Macron consacré à la pauvreté

« La pauvreté en France, ça fait 30 ans qu’on la traite [comme une] question monétaire. On considère qu’en faisant un chèque aux gens, on s’achète une bonne conscience et on a réglé le problème de la pauvreté. »
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« L’augmentation du minimum vieillesse, les augmentations prévues des minima pour les personnes en situation de handicap, par exemple, viennent apporter une réponse monétaire, mais elles ne peuvent pas être uniques. »
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« Si on se limite à un traitement monétaire de la pauvreté, nous aurons le même sujet dans les cinq ou dix prochaines années, nous n’aurons rien réglé. »

A propos de la CSG

« 40 % des retraités ne seront pas concernés par la hausse de la CSG. Une grande partie des 60 % restants sera exonérée de la taxe d’habitation. »
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« Le 1,7% [d’augmentation] de la CSG, c’est la transformation de notre modèle social : [cela signifie] que l’assurance contre le chômage n’est plus individuelle, ne repose [plus uniquement] sur les cotisations et le travail, mais elle est universelle. C’est la première fois qu’on considère que le chômage est un risque collectif. »

A propos de General Electric à Grenoble

« J’ai reçu hier la direction de General Electric qui a réitéré son engagement de novembre 2015 : ne fermer aucun site de fabrication jusqu’à novembre 2018. »
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« Le second engagement de la direction était la création de 1000 emplois nets sur cette même période de trois ans. Le compte n’y est pas à l’heure actuelle mais une commission de suivi va [être constituée] début décembre, avec un cabinet indépendant. »
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« L’objectif n’est pas seulement de faire respecter un accord (…), c’est aussi de construire l’avenir et de dire ce que sera General Electric demain en France. »

A propos de la loi sur le harcèlement sexuel

« Le débat qui s’engage [n’est] pas le fruit de l’affaire Weinstein. Le président de la République a fait de l’égalité homme-femme [une cause majeure]. La violence faite aux femmes était [un sujet] au cœur de la campagne électorale présidentielle. »
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« Je serai de ceux qui dénonceront les dénonciations. Il [ne] suffit [pas] d’un hashtag sur Twitter pour régler le problème. »
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« Il y a un numéro [à rappeler] : le 39 19. Ce sont les pouvoirs publics qui sont au bout du fil. Il est important que la parole puisse se libérer. »