Richard Ferrand « Il faut créer une dynamique qui nous place en tête du premier tour, pour ne pas donner le visage de l’extrême droite au monde entier »

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique

Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche !
Invité de Guillaume Durand

« Il faut créer une dynamique qui nous place en tête du premier tour, pour ne pas donner le visage de l’extrême droite au monde entier »

Extraits :

A propos de Bruno Le Roux et des affaires des candidats.

« Il était normal qu’il démissionne. (…) Chez Emmanuel Macron, il n’y a pas d’affaires, il faut être clair. Ensuite, la rapidité de décision qui a été celle de l’exécutif montre que Bruno Le Roux reprend sa liberté pour s’expliquer devant les libertés judiciaires, alors qu’en face vous avez quelqu’un qui s’entête. Sans compter Marine Le Pen qui elle ne répond même pas aux convocations que la police lui fait. Depuis la création même d’En Marche, beaucoup de journalistes et les mouvements politiques concurrents sont sur le dos d’Emmanuel Macron et je me réjouis que la pêche ait été mauvaise et de pêche il n’y aura pas.»

A propos d’un possible ralliement de Jean-Luc Le Driant

« J’ai la conviction que cela va être imminent mais je n’ai pas de calendrier.»

A propos des ralliements à gauche massifs et peut-être à droite

« Je constate que chaque jour des personnalités locales éminentes, de la droite, du centre mais aussi de la gauche s’expriment en faveur d’Emmanuel Macron. C’est vrai que cela ne vient pas toujours jusque dans les médias nationaux mais notre dynamique s’amplifie toujours (…). Emmanuel Macron pense à une alternance profonde. Il ne se situe pas dans la continuité du quinquennat actuel, (…) Ce qu’il propose aujourd’hui n’a rien de commun avec ce qui a été déroulé comme politique sous ce quinquennat ou ce que porte Benoît Hamon. Nous n’avons pas besoin de ténors, (…) une dynamique est lancée. A nos débuts on disait que nous étions seuls, aujourd’hui on déplore le trop plein, il ne faut pas exagérer. Nous marchons notre chemin, nous voyons que la dynamique s’amplifie et nous disons que celles et ceux qui aujourd’hui qui viennent nous soutenir ne viennent pas pour infléchir, ça c’est notre cap. Et ce ne sont pas celles et ceux qui viennent maintenant qui vont faire la loi ! Nous avons un cap, un programme, un candidat, une exigence, et nous marchons notre chemin sur cette base ».

A propos du manque d’expérience relatif et de la jeunesse de Macron

« La valeur n’attend pas le nombre des années, on l’a tous appris à l’école. C’est dans notre culture Française, notre culture politique, mais il faut que nous évoluions. Kennedy a été élu il avait 43 ans et il a porté le poids et l’histoire des Etats-Unis d’Amérique. Il faut savoir quel est l’homme qui répond aux défis du moment, quel est l’homme qui est capable de répondre aux attentes concrètes et avoir une vision à long terme, pour notre pays cet homme à l’évidence c’est Emmanuel Macron, c’est pourquoi nous avons-nous la conviction qu’il faut créer une dynamique qui nous place en tête du premier tour, pour ne pas donner le visage de l’extrême droite à l’Europe et au monde entier. C’est pourquoi nous voulons amplifier notre dynamique, non pas seulement comme objectif électoral mais aussi comme un objectif d’hygiène démocratique. »

A propos de l’obtention de la majorité en cas de victoire d’Emmanuel Macron

« Si les Françaises et les Français décident de l’élire président de la République, ils seront cohérents comme ils l’ont toujours été et nous donneront la majorité au Parlement dont nous aurons besoin pour mettre en œuvre notre programme. Les Français ne vont pas s’amuser à élire un président et après lui donner une majorité impossible. (…) Croyez-vous que les électeurs vont se dire que maintenant il faut l’empêcher en mettant une majorité qui lui est hostile ? Bien sûr que non. Je crois à un élan qui aura toute sa portée sur les législatives. »

A propos de l’accord d’Emmanuel Macron avec certaines mesures du programme de ses concurrents de droite comme de gauche

« La force d’Emmanuel Macron c’est qu’il n’est pas dans cette logique de camp retranché. Quand il est d’accord avec monsieur Fillon, il le dit. Quand il est d’accord avec Mélenchon, il le dit. Je pense que c’est ça que les Français attendent, c’est un peu d’honnêteté intellectuelle et de spontanéité. Pourquoi s’interdire de reconnaître publiquement qu’on peut avoir un point d’accord sur un sujet avec un tel ou un tel ? Les Français en ont marre de cette singerie de la pensée qui consiste à s’opposer par principe à celui qui est réputé du camp d’en face. Quand on est d’accord sur un point, ça ne veut pas dire qu’on est d’accord sur un cap. Donc il faut être clair : le rassemblement peut venir d’horizons différents mais le programme et le cap sont là. Et le bateau qui devra suivre ce cap devra avoir des marins en phase avec ce cap. »

A propos de l’ISF

«L’idée c’est de dire qu’il faut retirer de l’impôt sur la fortune pour tout ce qui relève de l’économie productive et contribue à l’investissement, pour que précisément des capitaux puissent revenir. L’enjeu c’est d’investir dans l’économie, pas de s’installer dans la rente immobilière. C’est un enjeu pour notre pays. C’est un choix politique.»

A propos de Fillon

« Au stade où nous en sommes, François Fillon est face à ses juges, les juges diront le droit et le peuple dira son jugement. »