La Revue de Presse du jour – 25/09/2017

La revue de presse… Un homme qui lutte contre le cancer fait la Une : c’est Bernard Tapie !

Adulé ou détesté…
Mais c’est l’image du bagarreur, toujours inoxydable malgré ses 74 ans, qui est à l’origine de ce choix éditorial du Parisien : mettre à la Une une grande photo de l’homme d’affaires, avec ces mots : « Le combat de Bernard Tapie ».
Le combat n’est plus judiciaire, on quitte la rubrique des affaires…
C’est un homme face à la maladie… Pas un homme seul : sa femme, son fils s’expriment, mais aussi… les supporters de L’OM.
L’Equipe est le second journal à consacrer sa Une à celui qui est toujours perçu comme le Boss au stade Vélodrome…
« Le Boss a dû aimer »… (une victoire enfin face à Toulouse)
A Marseille, précise L’Equipe, le boss ce n’est pas Bruce Sprinsgteen mais Bernard Tapie… Des Tapie, Tapie ont été scandés par le virage sud à 20 minutes du coup d’envoi, puis par le virage nord. Il y avait des banderoles : Hommage à M. Tapie, Bernard à jamais le premier…

Le journal dont il est le principal actionnaire l’évoque aussi à la Une…

La Provence réserve son grand titre au Nouveau départ de l’OM mais l’édito (également à la Une) salue, je cite, « Bernard, le père Courage ». Il est signé Franz-Olivier Giesbert qui rappelle que lui-même a vaincu un cancer il y a quelques années…
On se souvient de la double page consacrée par Le Monde à Bernard Tapie cet été.
Il était fait état de très sérieux pépins de santé. Les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet qui ne l’ont jamais ménagé au chapitre des affaires, avaient noté que Bernard Tapie ressemblait réellement à sa caricature (impulsif, égotique, insupportable et fascinant) mais qu’il était gagné par une sorte d’humeur mélancolique…
Devisant sur la mort, « La mort, c’est la consécration de la vie », jure t-il, Bernard Tapie s’imaginait un avenir. Son prochain projet : un one man show, « J’ai un truc à vous dire ». Rendez-vous à la rentrée 2018…

Elections en France et en Allemagne : petites différences d’interprétations dans la presse…

Pour Angela Merkel, pas de doute : sa victoire est amère, sombre…ternie par la poussée de l’extrême-droite.
Au passage, relève Le Monde, une phase d’euphorie s’est un peu éteinte hier soir, la phase d’euphorie qui avait suivi les défaites populistes de Geert Wilders aux Pays-Bas et de Marine Le Pen en France…
Pour Emmanuel Macron, pas de doute : la victoire de la droite aux sénatoriale (elle progresse) est un premier revers…
Mais plusieurs journaux, L’Est Républicain, La Nouvelle République soulignent que les élections sénatoriales relèvent autant de la mécanique que de la politique (les grands électeurs sont l’émanation des municipales de 2014 et des régionales de 2015)
L’Humanité pousse très loin le bouchon en titrant sur « une première sanction pour Macron…
Reste qu’Emmanuel Macron a tout fait pour perdre ces sénatoriales, commente La Montagne avec la baisse des financements des collectivités locales et des emplois aidés…
« L’ancien monde a fait de la résistance au Sénat », observe Le Monde qui décrit l’ambiance à l’Elysée hier soir après cette contre-performance d’En marche ! (seulement 28 sénateurs, un de moins qu’avant l’élection) Emmanuel Macron avait passé un week-end ensoleillé à La Lanterne…
De retour en fin d’après midi, il a dû encaisser en plus du loupé sénatorial l’autre mauvaise nouvelle des résultats éléctoraux en Allemagne qui vont compliquer ses plans pour une relance de la zone euro…

Le Sénat restera présidé par Gérard Larcher, le « matou »…

Inamovible, dit Le Monde.
Insubmersible, dit Le Figaro.
Portraits du sénateur des Yvelines qui sait manœuvrer…
Homme de réseau.
Gérard Larcher, présenté comme un matou, se définit comme un chien de chasse. Quand il tient sa proie, il ne la lâche pas. C’est ce qui est arrivé à… Emmanuel Macron…
Il veut que le Sénat porte une « voix différente »…
Voilà ce qu’il dit dans Le Figaro : « On est libre. On ne dit jamais non par dogmatisme, jamais oui pas discipline, même si ça emmerde certains de nos valeureux camarades ! »

Petite précision en réponse à ceux à droite qui aimeraient le voir s’opposer un peu plus à Emmanuel Macron…
Ceux comme Eric Ciotti, toujours dans Le Figaro, mais page d’avant, assure qu’il veut faire des sénateurs LR le contrepoint au pouvoir du Chef de l’Etat…
Précision encore dans le portrait du Monde : de fait, l’atout majeur de Gérard Larcher, homme affable capable de vous proposer un verre de vin blanc dès 11 heures, reste sa bonhomie…

Enfin, hommage à Gisèle Casadesus, morte à 103 ans…

La doyenne des actrices françaises était une merveilleuse leçon de vie…
Son art pour se préserver : rester proche de sa tribu (4 générations d’artistes), éviter les conflits (même à la Comédie françaises où les rivalités sont nombreuses).
Elle ne s’appesantissait pas sur sa longévité… Du du moins s’étonnait-elle que cela soit passé si vite.
« Ce sont les autres qui me vieillissent à force de s’extasier sur mon âge ».
Gisèle Casadesus ne révèle pas son secret, mais dévoile volontiers le conseil que lui donna à ses débuts Jacqueline Delubac (épouse de Sacha Guitry) : « Ma chère Gisèle, il faut vous imposer au moins 30 minutes de vrai repos chaque jour. Vous arrêtez tout et vous faites le vide total dans le noir. Où que vous soyez, rendez-vous indisponible durant ce laps de temps. Si les gens ne comprennent pas et disent que c’est un caprice de star, ignorez ! Ce sera tout au plus un détail dans votre biographie! »

Michel Grossiord