La Revue de Presse du jour –20/09/2017

La revue de presse… Petite annonce : « Vend hôtel particulier de 3.000 mètres carrés rue de Solférino… »

C’en est fini de Solférino… Le Parti socialiste met en vente son siège, sans annonce de prix, histoire de ne pas décourager les acheteurs qui seraient tentés de proposer une somme supérieure, précise Le Monde…
Disons que la fourchette s’établit entre 40 et 70 millions d’euros…
Le PS se donne la possibilité de refuser tel ou tel acquéreur… « L’idée, lit-on, est que l’opération ne tourne pas au fiasco politique si d’aventure un riche Qatarien ou le Front national se mettait en tête de racheter Solférino »…

La facture serait très salée y compris pour le FN…

Le FN qui avait dû lui-même vendre son siège Le Paquebot à Saint Cloud il y a quelques années…
Si la fin de Solférino résonne comme la fin du PS pour certains, Jean-Luc Mélenchon pourrait-il rêver de s’y installer, à une encablure du Musée d’Orsay et de l’Assemblée nationale ?
Pour l’instant, le siège des Insoumis se situe rue de Dunkerque dans le Xème arrondissement de Paris… L’Obs s’y est invité, ou plutôt a répondu à l’invitation adressée par mail aux rédactions de venir assister aux préparatifs de la journée du 23…
Un « ennemi », L’Obs, est là, à l’heure où débarque Jean-Luc Mélenchon, écrit l’hebdomadaire qui raconte, je cite, la leçon de militantisme reçue par quatre minots, quatre lycéens…
Jean-Luc Mélenchon : « Quand on va diriger le pays, vous serez les capitaines. Il faut que les capitaines foutent dehors les colonels ! »
Les lycéens écoutent tenaillés par un but ultime, écrit L’Obs, le selfie qu’ils arracheront in fine à leur héros !…

Officiellement, pas de culte de la personnalité chez les Insoumis…

Officiellement… Mais des certitudes : Jean-Luc Mélenchon rappelle, encore et encore, récemment dans La Provence et Marianne, qu’il aurait pu être au second tour en avril dernier, voire qu’il aurait pu gagner.
« Oui, il s’est vu à l’Elysée, digne successeur -enfin !- de Mitterrand », écrit L’Express, autre hebdomadaire à lui offrir sa Une : Jusqu’où ira Mélenchon ?
Interrogé par L’Express sur son personnage favori dans Astérix, il n’a pas hésité : « Panoramix ! C’est tout moi ! »
Panoramix, le vieux druide détenteur du savoir, inventeur de la potion magique qui donne à quelques insoumis la force de résister à César… Dans l’esprit de Mélenchon, toute ressemblance avec une situation existante n’est pas purement fortuite…

César, c’est Macron pour lui !

Emmanuel Macron qui a délivré un mot d’ordre à ses troupes avant de s’envoler pour New York (pour un autre face à face, comme dit la presse, un face à face à l’ONU avec Trump)…
Mot d’ordre : « Il faut être intraitable sur le procès en illégitimité que Mélenchon nous fait ».
Le Canard Enchaîné rapporte la consigne passée par le président de la République au séminaire des députés En marche !
Et relayée par le premier ministre lors du diner lundi soir à Aubervilliers : « Ce procès en illégitimité est dangereux pour les institutions de la République, et remet en cause les principes mêmes de la démocratie française… »
Jean-Luc Mélenchon vénère François Mitterrand, mais Le Monde rappelle le mot de ce dernier à propos de celui qui était alors un jeune socialiste prometteur : « Jean-Luc Mélenchon est l’un des plus doués. Il ira loin… à condition que sa propre éloquence ne l’enivre pas. »

Empêche t-il aujourd’hui Emmanuel Macron de dormir sur ses 4 oreilles ?

Le Monde toujours nous explique comment l’agenda arrêté chaque semaine par l’Elysée « fixe le temps présidentiel ».
L’agenda, arme politique d’Emmanuel Macron.
On lit au passage que le Chef de l’Etat essaye de sanctuariser les dîners avec son épouse, avant de se remettre au travail.
Un proche raconte : Il dort 3 ou 4 heures par nuit… Ce qui lui donne un avantage comparatif sur ses adversaires, il a toujours une longueur d’avance…
3 à 4 heures par nuit !
François Bayrou s’est inquiété de ces courtes nuits devant le premier ministre, quand Edouard Philippe est venu l’autre jour à Pau…
« Je pense qu’un mec qui ne dort pas ne peut pas tenir longtemps »…
Je crois que ces nuits sans sommeil, ou avec peu de sommeil, ne datent pas de l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée…

Une deuxième citation maintenant de François Mitterrand dans cette revue de presse..

Même mieux, une autre aussi de Valéry Giscard d’Estaing…
Deux anciens présidents de la République appelés à la rescousse par… Mohed Altrad, le président du club de rugby de Montpellier, et dirigeant du groupe Altrad (un leader mondial dans le matériel pour le BTP)
Mis en cause avec le président de la Fédération Bernard Laporte, tous deux accusés de conflit d’intérêt, Mohed Altrad traite dans Le Figaro tous ses opposants (les autres présidents de clubs) d’imbéciles…
Comme l’a dit un jour Mitterrand : « Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu’on ait pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme ».
Il lance aussi que « ces gens qui parlent de valeurs du rugby n’ont pas le monopole du cœur ».
Reste que « l’affaire se gâte », c’est le gros titre de L’Equipe…
Affaire Laporte-Altrad : l’Equipe révèle quelques petites tentatives d’arrangement entre les deux hommes, mais L’Equipe disculpe presque Bernard Laporte en rappelant ses surnoms…notamment « Bernie le Dingue ».
Son côté « petit asticot teigneux », avec force formules lapidaires et comportement disons particulier « qui acheva de plomber son image auprès de nos confrères des services politiques », écrit L’Equipe dans son édito en clamant sa différence -qui peut surprendre- avec ses confrères des services politiques.
Michel Grossiord