La Revue de Presse du jour – 18/01/2018

La revue de presse… Nicolas Hulot sur le podium !

Nicolas Hulot toujours 1ère personnalité politique préférée des Français… 64% de bonnes opinions, même s’il enregistre un recul de 6 points dans le dernier tableau de bord publié ce matin par Paris-Match…
Il recule surtout à gauche, lâché par les sympathisants de La France insoumise… mais ces derniers depuis hier applaudissent à tout rompre l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes…
Du côté de Nicolas Hulot, aucun triomphalisme : il a la victoire modeste, très modeste… Le ministre de la Transition écologique (raconte Le Figaro) regardait la verrière du jardin d’hiver de l’Elysée hier pendant qu’Edouard Philippe expliquait la décision lors du Conseil des ministres…
Peut-être sifflotait-il (discrètement)…

Mais il parle aussi : Nicolas Hulot refuse le mot « victoire » politique…

« Ce n’est pas le mot », explique-t-il dans Le Parisien, allant jusqu’à affirmer qu’il s’était interrogé en entendant les arguments des élus favorables à Notre-Dame-des-Landes…
Nicolas Hulot nie tout « deal » avec Emmanuel Macron : j’entre au gouvernement, tu abandonnes l’aéroport…
« Non, à aucun moment ! »
Pourtant, ce deal originel ne fait aucun doute pour L’Opinion, qui livre l’éditorial le plus rude.
Le deal du côté du président : je te donne l’aéroport, tu me donnes la certification écolo…
« Un morceau de popularité contre un plat de lentilles. Vieille politique », dénonce Nicolas Beytout qui déplore le refus d’obstacle du président: « Quelques centaines d’occupants sans titre, leurs mimiques menaçantes et leurs promesses de guérilla sanglante sont donc venues à bout de tout ce que, d’ordinaire un Etat parvient à imposer au nom de l’intérêt général »…
Pour Nicolas Hulot, miné par les états d’âme, il s’agit bien d’une victoire politique, souligne Le Figaro, qui cite un conseiller ministériel grinçant : « Le maintien d’Hulot au gouvernement aura coûté un milliard d’euros, entre les dédommagements à Vinci et l’agrandissement de l’aéroport de Nantes Atlantique »…

Il faut relever que pour la majorité de la presse, le gouvernement a choisi « un sage atterrissage »…

Un atterrissage en douceur, raisonnable, estiment La Croix, Libération, Le Parisien, Les Dernières nouvelles d’Alsace…
Une décision enfin, jugent L’Est républicain, Sud-Ouest, L’Est-Eclair, Les Echos… le « courage » étant même mentionné !
Un fin connaisseur du dossier, cité par Le Monde quelques heures avant l’annonce de l’abandon, expliquait l’habileté du gouvernement : faire entendre que l’enjeu n’est pas la décision en soi (oui ou non à l’aéroport) mais le fait de prendre enfin une décision, quelle qu’elle soit… (Le message a été bien reçu…)
Atterrissage en douceur pour les uns, fiasco, faillite, reniement, crash, délitement de la parole publique et même tournant du quinquennat pour les autres qui s’alarment, à l’instar de La Voix du Nord, de l’avenir de tous les grands projets d’infrastructure, désormais à la merci d’autres zadistes minoritaires, décidés à faire reculer l’Etat…

« A qui le tour ? »…

« A qui le tour ? », titre Libération pour qui le succès militant de Notre-Dame-des-Landes pourrait menacer d’autres projets contestés décalés avec l’impératif environnemental : autoroutes, rocades, centres urbains, aéroports…
L’avion a été présenté hier comme un moyen de transport du passé par la députée Insoumise qui a félicité Edouard Philippe lors des questions d’actualité… Les derniers articles sur le sujet mentionnent que l’avion a transporté 4 milliards de passagers l’année dernière, un record ; l’envolée du trafic devrait conduire à un doublement de la flotte d’ici 20 ans…

D’autres nouvelles dans la presse, notamment de la zadiste de la Madrague…

Brigitte Bardot. Longue confession dans Paris-Match…
Avec comme à chaque fois des propos qui provoquent la polémique : elle critique la dénonciation du harcèlement sexuel par des actrices…
« Concernant les actrices, et pas les femmes en général, c’est dans la grande majorité des cas hypocrite, ridicule, sans intérêt. Il y a beaucoup d’actrices qui font les allumeuses avec les producteurs afin de décrocher un rôle… »
On parlera à propos de Brigitte Bardot d’’opinion déviante », selon l’expression choisie par Jacques Julliard dans Marianne pour dénoncer l’ordre moral qui limite l’expression…
L’expression publicitaire aussi est touchée… Ainsi le shampoing Kérastase a dû présenter ses excuses car sa nouvelle égérie, un mannequin britannique, avait osé associer la chevelure à la féminité…
Des internautes ont aussitôt multiplié les condamnations à l’endroit du mannequin, rappelant que certaines femmes perdent leurs cheveux à cause de maladie ou de traitements, et peuvent donc être blessées par ces propos…

Michel Grossiord