La Revue de Presse du jour – 12/09/2017

La revue de presse… Une campagne contre les mots qui blessent !

Attentions aux mots ou petites phrases qui laissent des traces indélébiles… Une campagne est lancée aujourd’hui par deux associations…on la verra sur Internet et à la télévision.
Il ne s’agit pas d’une action de la CGT qui espère que le mot présidentiel, « fainéant » gonflera ses cortèges… non, il s’agit d’une campagne de L’Observatoire de la violence éducative ordinaire et de Stop Enfance sans violence…
Une page dans Le Parisien sur ces petites phrases répétées à nos enfants comme
-« Tu as un gros poil dans la main ! » Dites plutôt : Tu n’as pas très envie de le faire, mais parfois il faut essayer…
-« Mais ce n’est pas possible d’être aussi bête ! ». Préférez : Voilà, tu as bien vérifié, maintenant tu sais que cela ne fonctionne pas comme ça…

Le Parisien fait appel aux souvenirs de ces lecteurs, et c’est horrible !

Les lecteurs du Parisien sont très sollicités, ce sont eux qui mènent l’interview sur 4 pages de Nicolas Hulot, et ils répondent à la question : Quelle phrase vous a marqué enfant ?
Horrible en effet : « T’es bon à rien », « Mais tu es bête ou quoi ? » « On a dû t’échanger à la naissance », « Je n’aurais pas dû faire d’enfants », « Ta sœur, elle… »
Conseil : quand un parent s’aperçoit qu’il a prononcé des paroles blessantes, il ne faut pas hésiter à reconnaître ses torts…
Emmanuel Macron a-t-il eu tort de parler des « fainéants » ? Le débat se poursuit, « mauvaise polémique », dit Bruno Le Maire dans Les Echos.
« Gaffe ravageuse » : Libération (et L’Humanité) tirent à boulets rouge… Même les journaux acquis à la réforme du Travail trouvent le mot imprudent (Le Figaro). « Gare aux mots qui blessent (et au péché d’arrogance)», écrit à nouveau Le Parisien à la page sociale.
La Croix va très loin dans l’autre sens, jugeant qu’Emmanuel Macron fait preuve d’un certain panache en utilisant et assumant des mots provocateurs : fainéants, cyniques, extrêmes…

Néanmoins, le service après-vente du vocabulaire présidentiel s’est déployé hier encore…

Le bureau du porte-parole Bruno Roger-Petit n’a pas désempli à l’Elysée, signale L’Opinion : 7 rendez-vous avec des éditorialistes à qui fut rappelé qu’en 2015 déjà Emmanuel Macron fustigeait les « fainéants » de la politique (il visait les frondeurs).
L’Opinion cherche à comprendre ce que cache ce parler cash… Une manière de jouer l’efficacité des techniciens contre la lâcheté des politiques.
Mais Le Monde s’étonne de la charge présidentielle alors que l’exécutif aborde cette journée de mobilisation dans des conditions plutôt favorables : la CFDT et FO font les affaires du pouvoir en ne rejoignant pas la CGT. Pourquoi mettre de l’huile sur le feu ?
Peut-être parce qu’Emmanuel Macron pense que la CGT et Mélenchon lui rendent service, à leur façon… si la contestation est contenue.

Combien seront-ils dans la rue, c’est la question !

La CGT, isolée, ne pourra rassembler les mêmes effectifs qu’au printemps 2016 contre la loi El Khomri, assurent Les Echos.
Information du Parisien : malgré les violences qui pourraient être l’invité surprise de cette journée, le service d’ordre prévu par la CGT n’est pas celui des grands jours : près de 150 ‘gros bras’ seront là pour encadrer le cortège parisien, contre 400 à 500 réquisitionnés lors des manifestations contre la loi El Khomri.
Signe que la CGT ne mise pas sur les grandes foules ?
Les policiers disent ne pas comprendre : il y a des risques de débordements, et celui d’une coagulation des contestations avec les lycéens et les étudiants…
Un autre chiffre dans Le Figaro : 100.000 manifestants sur l’ensemble du territoire, selon une estimation policière ; la mobilisation pourrait ne pas être à la hauteur (c’était 400.000 personnes au plus fort de la mobilisation contre la loi El Khomri)
Mais entre la Bastille et la place d’Italie, ce sont les radicaux qui inquiètent… Ils seraient un millier de membre à travers le pays, selon un récent état des services de renseignements : n’hésitant pas à traiter le service d’ordre de la CGT de « collabos », on les a vu se déployer dans les rues de Paris au printemps dernier…
Le visage dissimulé par des capuches, des lunettes de plongée ou encore le masque blanc des Anonymous, ils sont équipés d’un attirail d’émeutier « professionnel ».
Outre des frondes longues de 30 centimètres capables de projeter des boules de pétanque parfois hérissées de lames, leur panoplie peut comprendre des harpons de pêche, des mortiers d’artifices, des maillets de chantier ou encore des cocktails molotov…

Tiens, dans la presse, un « off » d’un ministre venu de la droite…

Ce ministre siège à Bercy…c’est le cas de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin…
C’est le second, selon Cécile Cornudet qui le glisse dans son commentaire des Echos, qui lâcherait en privé de temps à autre : « Le président de la République est plus libéral que moi »…
De fait, selon notre consoeur, Emmanuel Macron se montre dans les faits souvent plus libéral que ne le sont les ministres de droite…
Enfin, de la difficulté de se remettre d’une défaite électorale…
Hillary Clinton livre donc ses confidences dans un livre qui sort aujourd’hui aux Etats-Unis…
Douloureuse défaite… Mais Hillary Clinton a pu surmonter l’épreuve grâce au yoga, aux promenades en forêt, et une consommation raisonnable de chardonnay…
Du chardonnay…

Bon choix, défendu par Jacques Dupont, grand artisan du Spécial Vins du Point qui célèbre la minéralité du chardonnay, un cépage qui sait refléter son milieu naturel. Riche en saveur dans le sud, parfois un peu lourd.. Floral et parfois tranchant en Champagne…
A Chablis, le chardonnay adopte plusieurs personnalités…
Enfin on s’éloigne, l’important ici est son rôle dans la reconstruction qui suit un échec électoral…

Michel Grossiord