La Revue de Presse du jour – 11/01/2017

La revue de presse… A vos marques (chic et fashion)… Prêts… Partez !

Les soldes !
Si les « soldes sont démodés » selon Le Figaro Economie (les clients sont maintenant habitués aux promotions permanentes, et beaucoup ont déjà profité des ventes privées), le sujet reste favori dans les journaux…
(Les soldes font moins rêver certes, notent Les Echos, mais le rendez-vous reste un must…)
Un must et un marronnier…
Le top départ est donné par de nombreux journaux qui font leur Une avec les soldes : Sud Ouest : nos trucs pour réussir les soldes… L’Yonne Républicaine : Soldes d’hiver, conseils de pros… La Nouvelle République : C’est parti pour 6 semaines.
En moyenne, les ménages consacrent 3.000 euros pour leur apparence physique, mais attention, la part pour les vêtements est désormais dépassée par celle pour les soins (coiffure, parfum, cosmétiques…)
Je ne sais pas si il y a des particularités régionales dans le comportement des consommateurs, mais Le Bien Public titre ce matin : Les Côte d’Oriens et les soldes… Tendances, comportement, évolution en Côte d’Or…
Un encadré intéressant dans Le Figaro : sachez reconnaitre dans les rayons les commandes spéciales uniquement destinées aux promos… Des vêtements qui ne sont pas issus des collections officielles, de moins bonne qualité, des produits confectionnés au rabais pour être vendus directement en « prêt à solder »… C’est truqué !…
Encore un titre où il est question des soldes… Le Canard Enchaîné : « Le slogan des soldes que redoutent les socialistes : « Tout doit disparaître »… »

Le vêtement est le sujet de réflexion de La Croix ce matin !

« Les vêtements, une éducation au fil des âges »… A lire dans le supplément Parents et Enfants : de la naissance à l’adolescence, le vêtement véhicule des questions éducatives plus essentielles qu’on ne pourrait le penser…
Le vêtement est une représentation sociale, un enjeu important pour les ados… souvent sujet de tension et de négociation avec les parents…
Un psychologue familial : « Le vêtement dit quelque chose de ce que l’on est, ou plus précisément de ce que l’on veut être »…
La Croix ne traite pas la question du vêtement identitaire et de la « pudeur » des filles, sujet qui s’impose toujours plus… Les syndicats d’enseignants et de parents d’élèves le confirment dans Le Figaro, dans l’article consacré à la décision importante de la Cour européenne des droits de l’homme : les écolières musulmanes doivent aller aux cours de natation avec les garçons !
La Cour européenne a donné raison aux autorités suisses en conflit avec un couple turco-suisse qui refusaient d’envoyer leurs filles aux cours de natation « au motif que leur croyance leur interdit de participer à des cours de natation mixtes ».

Ce type de revendication se multiplie donc en France…

Dans certaines villes, les dispenses (pour allergie au chlore) se multiplient… L’existence de certificats de complaisance est massive… Mais pour les juges, intégration prime sur religion, résument Les Echos.
Les enseignants vont pouvoir s’appuyer sur la décision de la Cour européenne des Droits de l’homme, se félicite Le Figaro… Satisfecit aussi de l’Observatoire de la laïcité souvent jugé timoré… paradoxalement peu allant sur cet enjeu…
La laïcité, c’est le combat de Charlie Hebdo… qui publie une enquête titrée : « La laïcité ? Laisse tomber, ici, c’est la loi des barbus qui compte ».
Enquête signée Claude Ardid à Marseille, Lunel, Lyon et en région parisienne…
Scène vécue par hasard dans le train régional Rouen et Paris…
1 h 30 de trajet… Rapide. Mais ce jour-là, fin octobre, une éternité.
Train bondé, des gens partout. Et des jeunes gens qui s’installent au fond du premier compartiment.
Les choses vont vite dégénérer. Deux gars et une fille de moins de 20 ans affrontent deux contrôleurs dont une femme.
Contrôle des billets. Problème : le trio n’a pas acheté ses titres de transport.
L’un des agents de la SNCF, poliment, calmement, demande des papiers d’identité à l’un des protagonistes.
Refus, insultes, bousculade. La contrôleuse insiste.
Le plus âge des récalcitrants lui lance, tranchant comme la lame d’un couteau de boucher : « Sur le Coran, tu baisses les yeux, toi… T’est une femme, tu me causes pas »…
La jeune contrôleuse ne bronche pas, et revient à la charge : Monsieur, vous ne me parlez pas comme ça. Je vous demande seulement vos papiers ».
Rebelote : « Sur le Coran, je te jure que tu vas baisser ton regard, tu n’as rien à me demander, tu m’insultes là. Baisse les yeux, baisse les yeux »…
Le ton monte encore. Dans le TER, personne ne bronche… A l’arrivée gare Saint Lazare, des contrôleurs armés ont été appelés en renfort. La jeune fille refuse d’être interpellée en criant, téléphone en main, qu’elle filme tout… et que « c’est une bavure, c’est une bavure, je vais tout mettre sur Périscope ».
Une scène parmi d’autres rapportées par Charlie Hebdo dans son enquête de 4 pages…

Changeons de sujet, avec une icône féminine : Dalida…

Le film qui lui est consacré sort aujourd’hui, les critiques sont divisés… Celui du Parisien a été bouleversé. Notre ami des Echos Thierry Gandillot a été ému…
Mais Libération est resté insensible, de même qu’Isabelle Règnier du Monde : elle écrit avoir vu longuement le personnage de Dalida pleurer à l’écran, toute seule… mais trop… « Mes yeux sont restés secs ».
Illustration sans doute de ce que disait Oscar Wilde : La philosophie nous apprend à supporter sereinement le malheur des autres.

Michel Grossiord