La Revue de Presse du jour – 07/12/2016

La revue de presse… Ces petits détails qui permettent de cerner les hommes du Président…

On les présentera comme des « intérimaires », mot choisi par La Nouvelle République au sujet de Bernard Cazeneuve, mais valable aussi pour Bruno Le Roux, récompensé de sa fidélité par son entrée au gouvernement, place Beauvau.
Des CDD de 5 mois qui ne laissent guère la possibilité d’imprimer une marque. Premier ministre pour quoi faire ? Alors, comme considère Michel Schifres dans son billet de L’Opinion, il faut se rabattre sur leurs personnalités, à ces hommes du Président, pour mieux les cerner.
Ce que l’on trouve comme détails sur le nouveau premier ministre.

Bernard Cazeneuve parle créole, est un fan de Karen Cheryl. A 12 ans, il était un passionné de généalogie, nous apprend Le Figaro qui mentionne aussi sa passion des roses. D’ailleurs, précise Libération, lundi matin, 24 heures avant sa nomination à Matignon, Bernard Cazeneuve se consacrait à sa vraie passion : le nez dans la serre de Beauvau, le ministre de l’Intérieur était en train d’inventorier ses rosiers.
Sont aussi évoqués par les journaux son humour féroce (en privé), son goût au micro des mots de plus de 10 lettres…

Et au sujet de Bruno Le Roux, son successeur comme ministre de l’Intérieur ?

Pour lui, son entrée au gouvernement, même 5 mois, semble une libération et une consécration tant Bruno Le Roux avait fini dégoûté par la vacuité de ses efforts à l’Assemblée nationale pour jouer au chef hollandais. A l’Assemblée, son bureau, lit-on dans Le Figaro, est décoré de maquettes d’avions. Un environnement aérien qui était son moyen d’évasion, son dépaysement personnel, sa source de quiétude. Tout cela…
Dernier détail (lu dans Libé) : Bernard Le Roux est aussi amateur de bons vins, il a constitué une cave de 1.200 bouteilles. Peut être aussi un dépaysement personnel, une source de quiétude…

C’est la fin du quinquennat, mais pas celle des guerres au PS !

Le PS reste ce qu’était le bureau de Bruno Le Roux, un bureau des pleurs, le lieu de tous les conciliabules, avec une opération Tout sauf Valls que certains tentent de monter. D’ailleurs le hashtag Tout sauf Valls est apparu hier sur Tweeter.
L’hypothèse d’une candidature alternative contre l’ancien premier ministre anime certains esprits, « les orphelins de Hollande », des fidèles du Chef de l’Etat et des proches de Martine Aubry.
Les noms qui reviennent en boucle : Marisol Touraine et… Vincent Peillon, l’ancien ministre de l’Education nationale redevenu député européen et professeur de philosophie en Suisse…
Son nom apparait dans Le Canard Enchaîné, Libération… « Peillon, ça fait un peu retour de l’île d’Elbe », ironise un pilier de l’Assemblée nationale.
L’hypothèse Christiane Taubira s’est éloignée définitivement, elle s’envole aujourd’hui pour un voyage d’une semaine au Pérou.. Difficile qu’elle dépose sa candidature à la primaire avant le 15 décembre.

Manuel Valls lui engage sa campagne.
Les fronts ne manquent pas. Il y a aussi son duel avec Montebourg (L’Obs), son match avec Macron (L’Express)… Le temps presse, il n’a que 46 jours. Il sera dans le Doubs aujourd’hui, et son équipe va s’installer dans les prochaines heures dans un QG de 350 mètres carrés à deux pas de la Grande Bibliothèque, nous apprend Le Parisien. Apparemment, son slogan devrait être affiné : un éminent vallsiste rigole du slogan dévoilé lundi à Evry : « Faire gagner tout ce qui nous rassemble ».
« Nul ! Mais il fallait bien mettre un truc sur le pupitre… »

En politique, on peut aussi se réconcilier, là ça se passe du côté de la droite…

François Fillon et Valérie Pécresse se sont retrouvés hier, dans le bureau du premier à l’Assemblée. L’occasion d’une conversation franche, la présidente de la région Ile de France (Filloniste) avait choisi Alain Juppé à la primaire… Mais, raconte Le Figaro, elle ne subira pas une période de quarantaine. Un intime de François Fillon glisse : « Trois semaines de campagne n’effacent pas 8 années de confiance… »

Les médiocres résultats de la France en matière d’éducation à la Une ce matin…

Du Figaro, qui déplore une France aussi médiocre en maths, en sciences, et ajoute que traquer le mérite et l’élitisme (reproche adressé à Najat Vallaud Belkacem) creuse en fait les inégalités scolaires. La France est championne en la matière.
Dans Les Echos, Jean-Francis Pécresse dénonce notre effrayante incapacité à lutter contre le déterminisme de l’échec scolaire.
Dans La Charente libre, des enseignants s’expriment, fatalistes : moins d’heures de français et de soutien, plus de place donnée au savoir-faire plutôt qu’au savoir…
« C’est malhonnête de laisser croire qu’on peut faire des sciences sans efforts », explique dans Le Figaro la présidente de l’Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques qui raconte que la géométrie a presque disparu des programmes car jugée trop difficile…
A contrario, dans Libération, un professeur en psychologie cognitive s’interroge en ces termes, semblant soutenir la baisse du nombre d’heures consacrées à l’orthographe: « L’orthographe française étant extrêmement compliquée, doit-on toujours en faire une priorité ? C’est une question de société qui doit être posée. »
Comme dans les derniers classements PISA, les pays d’Asie raflent toujours la majorité des premières places. Les connaisseurs des modèles asiatiques expliquent ces résultats dans Le Figaro en ces termes : « Forte pression des parents pour le travail scolaire qui s’oppose à un certain laxisme occidental, où l’objectif semble désormais de faire d’abord plaisir aux enfants ».
Ce constat et cette critique sont souvent dénoncés comme ringards, rétrogrades et droitiers, mais c’est exactement ce que dénoncent les enseignants interrogés par La Charente Libre.