La Revue de Presse du jour – 07/09/2017

La revue de presse… Le jeu de mots était tentant : Irmaggedon, titre Libération.

Les journaux prennent l’aspect du livre de l’apocalypse… et c’est l’œil du cyclone avec son mur de vents qui occupe les premières pages. La photo par satellite du siphon
Saint Martin et Saint Barthélémy se sont retrouvés au cœur de la force centrifuge de l’ouragan, qui n’a pas fini sa course ce matin…
L’ouragan du siècle, annonce Le Parisien…
Du siècle, mais d’autres tout autant sinon plus puissants encore sont redoutés…
Les ouragans d’intensité exceptionnelle se succèdent dans l’océan Atlantique. La responsabilité du dérèglement climatique est soulevée, soulignent les journaux
La réponse n’est ni oui ni non, mais entre les deux, selon une spécialiste citée par Libération, mais l’augmentation des températures terrestres va bel et bien multiplier le nombre d’ouragans et de typhons de catégorie 4 ou 5, assure un autre…

« L’Hexagone pourrait un jour être touché ».

On lit ce titre dans Le Parisien.
La lecture du rapport sur le climat de la France au XXIème siècle fait froid dans le dos. Ce document, rédigé par des chercheurs de Météo France, évoque la possibilité de cyclones 20% plus intenses qu’aujourd’hui.
Il existe déjà un terme en Méditerranée pour désigner ces cyclones : on parle de médicane, contraction de Méditerranée et hurricane, ouragan en anglais.
La façade atlantique, jusqu’ici épargnée par ces phénomènes extrêmes, pourrait-elle aussi se retrouver dans l’œil du cyclone.

Changement de climat, parlons du climat politique…

«Ca va secouer », annonce L’Obs sur une photo d’Emmanuel Macron.
Pourquoi il réforme au pas de charge…
Encouragement de Challenges, qui semble ne pas tout à fait trouver son compte, puisque l’hebdomadaire économique évoque une révolution soft…
Jupiter est-il à la hauteur ? s’interroge Valeurs Actuelles qui s’inquiète : code du travail, retraites, budget, chômage… Le Chef de l’Etat aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout ?
Dans la liste, il faut ajouter la SNCF… mais avant de revenir sur ces réformes, un détour par… les écrivains qui observent Emmanuel Macron…

Plus que les journalistes, les écrivains ont la possibilité de l’approcher…

Ainsi l’auteur à succès Emmanuel Carrère va dresser le portrait d’Emmanuel Macron pour le quotidien britannique The Guardian. L’auteur d’« Un roman russe », nous apprend Le Parisien, est « embedded » comme on dit d’un correspondant de guerre dans l’avion présidentiel et tout au long de la visite d’Etat qu’effectue Emmanuel Macron en Grèce..
Autre écrivain au plus proche du Chef de l’Etat, ils sont amis : Philippe Besson. Le romancier avait intégré l’équipe rapprochée du candidat pendant la campagne présidentielle. Il publie « Un personnage de roman », et relate, au jour le jour, la conquête de l’Elysée.

Les bonnes feuilles sont dans L’Obs…

Plusieurs passages disons… savoureux.
A propose des éditorialistes. C’est Emmanuel Macron qui parle : « Ils disent à mon sujet : ‘Il ne veut pas jouer avec nous’ Eh bien non, je ne veux pas jouer avec eux. Franchement, il y en a qui sont à la déontologie ce que Mère Térésa était aux stups. Ils me donnent des leçons de morale alors qu’ils sont dans le copinage et le coquinage depuis des années. »
A ce moment-là, Emmanuel Macron ne pensait pas à Bruno Roger-Petit, mais il ne donne pas de noms…
On découvre qu’Emmanuel Macron voit François Fillon comme un bourgeois de province du XIXème siècle… (Entre nous, glisse Brigitte, il l’appelle Louis XI…)

Les confidences se sont poursuivies après l’arrivée à l’Elysée…

Philippe Besson interroge le chef de l’Etat sur la solitude du pouvoir : invention romantique ou réalité. Emmanuel Macron est tranché : « Elle est absolue cette solitude. Le lieu et la fonction isolent. Tu n’as plus de gens à qui tu peux dire les choses innocemment, et tu ne peux avoir une minute de relâche. Et il y a une part irréductible de mystère, la nécessité du secret. »
Emmanuel Macron conclut, lui qui a déjà beaucoup évoqué la transcendance : « Tu retrouves une sorte d’épaisseur métaphysique. Ce n’est pas une fonction, c’est un être. »

Le livre de Philippe Besson est donc titré « Un personnage de roman », mais avec les réformes on est dans la réalité…

Avec les flèches de L’Humanité et les encouragements des Echos sur les réformes proposées pour la SNCF…
Avec les flèches du Figaro… non pas pour Emmanuel Macron mais pour la droite au sujet des emplois aidés.
Un débat lunaire pour Les Echos : c’est d’abord aux entreprises (qui ont embauché près de 300.000 salariés en un an) et non à l’Etat de créer des emplois, soutient Jean-Marc Vittori rejoint donc dans Le Figaro par Gaëtan de Capèle, très remonté contre les élus de droite qui se mobilisent contre la réduction des emplois aidés.
« Voilà que des maires LR joignent leurs voix à celles de Martine Aubry et des Insoumis, s’indigne l’éditorialiste du Figaro. Les voilà qui crient à la casse du service public. Ils ne peuvent plus se passer, paraît-il, des emplois aidés qu’ils voulaient supprimer. C’est le monde à l’envers. Et sans doute pas le meilleur moyen de retrouver les électeurs perdus ». Fin de citation.

Vous vous souvenez du Hé Oh la gauche ! lancé il y a quelques mois par le ministre Stéphane Le Foll…
Le Figaro lance ce matin : Eh Oh la droite !

Michel Grossiord