La Revue de Presse du jour – 06/02/2017

La revue de presse… Le suspense est à son comble sur ce que mijote François Fillon !

François Fillon, dans les portraits qui lui sont consacrés ces jours-ci, se révèle comme l’homme le plus secret, le plus énigmatique de la politique française.
Nous sommes au cœur de ce secret !
Pas d’indice clair dans la presse ce matin sur la nature de l’acte de repentance auquel il devrait se livrer aujourd’hui… Interview télé, dans la presse écrite ? Que va-t-il dire ? Jusqu’où est-il prêt à aller ?
Il a décidé hier soir, seul, après en avoir discuté durant le week-end avec son équipe rapprochée.
Le Figaro nous met sur la voie d’une contrition « assez forte » du candidat, qui reste déterminé à continuer.
Un de ses proches, cité par Le Parisien, assure que François Fillon « reste transcendé par sa victoire inattendue à la primaire, et n’a aucune intention de s’arrêter en chemin. »

Où en est-on de l’opération « débranchement» ?

Elle s’impose toujours pour nombre d’élus qui « se sont fait pourrir dans la rue ce week-end ». Les députés Les Républicains ont fait le constat sur les marchés d’une campagne désormais impossible, avec un candidat lesté d’un tel boulet en permanence. C’est ce que raconte Le Monde. « Le tableau qui se dégage des territoires est très sombre pour François Fillon ».
La grande crainte de l’entourage du candidat est que les élus commencent à se lâcher dans la presse locale, comme Renaud Muselier dans La Provence… Pour la presse régionale (L’Eclair des Pyrénées), l’opération vérité arrive tard… Sa candidature ne répond plus, il est mal embarqué, pour Le Républicain lorrain… Sud-Ouest le voit en grand danger… Il est obligé de nous convaincre encore et toujours de sa probité, juge La Dépêche du Midi.
Mais François Fillon semble en même temps profiter chez la frange la plus mobilisée des électeurs de droite d’un sentiment de colère contre « le système médiatique. Il profite aussi du fait qu’aucun remplaçant évident ne se dégage aux yeux de la base du parti…
Alain Juppé n’exclut plus de prendre la relève, se considérant désormais comme le seul capable de sauver sa famille politique du désastre, rapporte Le Figaro. Certains imaginent même un ticket avec François Baroin…

Dans la presse du jour, il est aussi beaucoup question des meetings du week-end.

Macron, Mélenchon (en double), Le Pen, à Lyon…
Et à Paris, pour son discours d’investiture, Benoît Hamon, à côté de l’autre star du jour, Christiane Taubira qui a d’ailleurs demandé aux militants de garder un peu de leurs applaudissements pour le candidat PS.
L’ex garde des Sceaux a été acclamée comme une reine, et ses propos parfois obscurs semblent avoir augmenté son pouvoir de séduction, a constaté Le Figaro.
Le Parisien renchérit : les prises de paroles de Christiane Taubira oscillent de plus en plus entre lectures publiques de poésie et sermons de télévangélistes. Elle a étourdi son auditoire à coups de citations de René Char, Rainer Maria Rilke et Paul Eluard !
« Nous sommes corps à corps, nous sommes terre à terre. Nous naissons de partout, nous sommes sans limites ».
-Faut suivre, a lancé dans le fond de la salle l’ancien ministre de l’Outre -mer Victorin Lurel…
Mais la poésie sur scène, c’est aussi devenu la spécialité de Jean-Louis Trintignant, dont le spectacle va faire escale début mars à Paris… La poésie est ce qui le fait tenir. Cet immense comédien, homme pudique, toujours bouleversant, se définit ainsi dans Le Figaro : « Un homme dont l’avenir est un peu bouché ! Un homme qui s’entête à dire de la poésie et qui sait pourtant que la poésie ne compte pas beaucoup. Elle compte pour quelques illuminés. C’est utopique ».

Jean-Louis Trintignant dédie sur scène un poème d’Apollinaire (Mon p’tit Lou) à sa fille, Marie … « 14 ans déjà, 14 ans… C’est toujours très dur. Elle ne m’a pas quitté… Sentiment d’absence irrémédiable et de présence pourtant »

Si cette journée est celle de la contrition attendue de François Fillon, chacun est invité à changer d’attitude…

Sans nécessairement avoir un sentiment de culpabilité, éteignez votre portable !
3 journées décrétées sans smartphone. Une hérésie pour les 12 – 17 ans, raconte Le Figaro… « Mon portable ? C’est ma vie ! »
Ecouter de la musique, envoyer des messages instantanés, publier des stories imagées de leur quotidien : 93% des 12 – 17 ans sont équipés d’un portable… malgré le risque d’y resté accroché des heures !
On appelle ça la nomophobie : no mobile phobia… La phobie de ne pas avoir son mobile à portée de main… Phobie qui se traduit par une soudaine poussée d’angoisse, une montée de tension artérielle…
Le smartphone peut aussi conduire au phubbing… ce terme est formé à partir de phone et de snubbing, snober… Le phubbing, c’est l’isolement… on ne fait plus attention aux autres, mais uniquement à son smartphone…
Faut-il compter sur les parents pour lutter contre la nomophobie des ados ?
Pas vraiment… Faites ce que je dis, pas ce que je fais… Les parents eux-mêmes sont absorbés par l’écran de leur smartphone… En Allemagne, raconte Le Monde, une campagne a été lancée avec un slogan choc : Avez-vous parlé à votre enfant aujourd’hui ?
Comment en sortir : les enfants se sentent délaissés et jaloux… et les parents n’entrent plus dans la vie secrète et connectés de leurs enfants !
Du danger des relations fusionnelles (avec son portable).
Michel Grossiord