La Revue de Presse du jour – 05/02/2018

La revue de presse… Le coup de mou de La République en marche…

Coup de mou, « coup dur », dit Le Figaro…
La droite a remporté les deux législatives partielles dans le Val d’Oise et dans le Territoire de Belfort…
Une explication ?
Le Parisien titre en gros ce matin, comme un coup de colère : les taxes, cette manie française !
Le gouvernement a promis qu’il n’y aura pas d’autre impôt durant le quinquennat, mais en même temps fleurissent de nouvelles taxes…
Taxe inondation (créée), taxe sur les abris de jardin (augmentée)…
Métaux précieux, diesel, gaz, tabac, péages, PV… et bien sûr CSG !
« Une note salée », insiste Le Parisien…

Pourtant, le gouvernement fait du pouvoir d’achat un leitmotiv de son action…

La petite musique a changé, avance Le Monde.
Il y a quelques semaines, l’exécutif l’assurait en chœur (mais sans grand écho) : dès la fin janvier, les salariés du privé allaient pouvoir constater un changement dans leur quotidien avec la baisse des cotisations chômage et maladie…
En ce début février, la mélodie a évolué. A Bercy, le message est désormais : « On ne travaille pas sur le pouvoir d’achat, qui peut dépendre de votre consommation de tabac, du diesel ou du smartphone que vous achetez. Ce que nous assumons, c’est que 21 millions de Français ont vu leur salaire net augmenter fin janvier ».
Au sein des députés La République en marche, plusieurs défendent la nécessité de prendre des mesures supplémentaires en faveur du pouvoir d’achat.
Ouest-France de son côté note que la compensation de la hausse de la CSG n’empêche pas de nombreux fonctionnaires de constater une légère érosion sur leur dernier bulletin de salaire

Sur ce sujet du pouvoir d’achat, un point de vue qui fera bondir salariés et fonctionnaires !

« Les plaintes sur le pouvoir d’achat ? Démagogie ! », lance Eric Le Boucher dans L’Opinion…
Il ne conteste pas que beaucoup trop de gens ont du mal à finir le mois. La moitié des salariés gagnent moins de 1.797 euros (salaire médian),montant qui les oblige à compter ce qu’ils mettent dans le chariot…
Mais d’un point de vue macroéconomique, avance Eric Le Boucher, les hausses de pouvoir d’achat ne sont pas méritées : les salaires ne devraient pas dépasser les gains de productivité, sinon les coûts augmentent, la compétitivité du pays s’abîme, c’est ce qui se passe en France depuis 2000…
Analyse difficile à entendre quand on se sert la ceinture, quand on appartient aux 5 millions de « pauvres », reconnait l’économiste de L’Opinion…

Autre gros enjeu pour Emmanuel Macron : la Corse !

Les revendications des nationalistes sont-elles recevables ?
Plutôt oui pour Le Midi Libre, plutôt non pour Sud-Ouest (inacceptable même la création d’un statut de résident, une revendication foncière qui fleure bon le lobby mafieux, estime L’Opinion !), franchement non recevables non plus pour Le Figaro qui voit Emmanuel Macron sous pression.

« Mais l’hommage que le Chef de l’Etat rendra demain à Ajaccio au préfet Erignac porte la force du symbole, écrit Yves Thréard. En venant saluer la mémoire de ce haut représentant de l’Etat, assassiné il y a 20 ans au nom de la cause indépendantiste, Emmanuel Macron rappelle implicitement que la Corse reste un territoire de France, nation une et indivisible. »

Le président de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni sera absent de la cérémonie, « non pas provocation mais par… pudeur », écrit Corse-Matin, journal qui aurait voulu interroger à nouveau la veuve du préfet, Domlnique Erignac, dont la dignité et la recherche de la vérité est saluée partout notamment par La Provence, mais écrit Corse-Matin, elle et ses enfants n’ont pas « daigné » répondre à nos questions.

Parmi les revendications corse, il y a la langue !

Une langue qui n’a jamais été une langue écrite, rappelle dans Libération l’intellectuel libéral Jean-Claude Casanova, qui a des sympathies pour les nationalistes…
Au début du XIXème siècle, les notaires, les prêtres, les officiers d’Etat civil écrivaient en italien… L’italien était la langue des gens instruits et son dérivé, le corse, la langue du peuple. En faire une des deux langues officielles ne me semble pas nécessaire, écrit Jean-Claude Casanova qui considère dans cette interview que l’économie corse est fondamentalement touristique, mais cette économie, une économie de domestication, dit-il, transforme la population locale en… employés des visiteurs…
Au travail, n’est-on pas toujours un peu le domestique de quelqu’un ?.. Que pensent les centaines de milliers d’employés du secteur touristique « en France » et ailleurs ?…
En tout cas, sur ce front-là, l’emploi, l’économie, le chômage, loin des interrogations institutionnelles ou symbolique, la Corse se porte mal.
Les Echos présentent, chiffres à l’appui, la Corse comme un territoire pauvre en mal de développement économique, qui produit peu et n’exporte pas grand-chose…

Enfin, une visite guidée de la plus grande usine Nutella !

Dans les coulisses du Nutella ! Nous avons visité, en Normandie, la plus grande usine du monde de la très prisée pâte à tartiner, avertit Le Parisien.
C’est appétissant.
Je lis : les employés testent la « tartinabilité » de la pâte. La recette est dévoilée : le Nutella, c’est 50% de sucre et 20% d’huile de palme.

Lecture à compléter avec le hors-série santé du Figaro. Diabète, hypertension, caries, poids, SUCRE, les dangers de la tentation

Michel Grossiord