La Revue de Presse du jour – 02/01/2017

C’est la période des bonnes résolutions pour les plus vertueux d’entre nous…
Pour la presse, c’est le jour des prévisions et pronostics. Mais que nous réserve 2017 ?
Sur le plan politique, l’interrogation est « vertigineuse », selon La Charente Libre.
Jamais année électorale n’a été aussi indécise, confirment Les Echos qui énumèrent les 10 incertitudes d’une campagne hors normes. Sur quelles thématiques va se jouer la campagne ? Le FN est-il assuré de se qualifier pour le second tour ? François Fillon pourra-t-il élargir sa base électorale sans se renier ? Emmanuel Macron peut –il vraiment créer la surprise ? Ou encore Jean-Luc Mélenchon terminera-t-il à la première place à gauche ?
A propos d’Emmanuel Macron, il prend la plume dans Le Monde : « Nous sommes tous Berlinois (après la nuit d’horreur du 19 décembre), nous sommes tous Européens », Emmanuel Macron prône une meilleure surveillance des frontières mais non leur fermeture.

Nombreuses interrogations aussi de la presse sur ce que nous réserve 2017 sur le plan économique…

L’énumération est cette fois dans La Croix : le chômage va-t-il reculer ? les Etats-Unis vont-ils retrouver leur suprématie ? A noter : La Croix célèbre les 15 ans de l’euro, même si le système monétaire reste à améliorer pour que « cet enfant de 15 ans sorte de sa perpétuelle crise d’adolescence et passe à l’âge adulte », selon l’image choisie par Guillaume Goubert au sujet de la monnaie commune.
Economie : toujours des turbulences en vue, selon Le Parisien. Le prochain président prendra les commandes d’un pays à l’économie fragile…
Comme l’art des prévisions est difficile, peut-être vaut-il mieux parler de « paris » à relever ! Ce que fait Nicolas Barré. « Parions… Parions qu’en 2017 la raison triomphera de la bêtise et de la démagogie, ces valeurs montantes de 2016 », écrit le directeur de la rédaction des Echos qui appelle au « sursaut » pour donner une nouvelle perspective aux peuples occidentaux légitimement inquiets de leur sort……
Sursaut dans le fonctionnement du système capitaliste qui subit une crise de légitimité après 30 ans de mondialisation accélérée.

Face à toutes ces interrogations, une certitude concernant 2017 !

La seule certitude du millésime 2017 est que c’est un nombre premier !
2017 est un nombre qui n’est divisible que par 1 et par lui-même… Est-ce important, significatif ? Pour Jean-Pierre Robin, dans Le Figaro Economie, le fait que 2017 soit nombre premier est d’autant plus précieux que c’est pratiquement la seule certitude à laquelle se raccrocher…
Jamais millésime n’aura en effet été parsemé d’autant d’aléas, avec les élections nombreuses (en France, en Allemagne), avec les interrogations économiques (croissance, pétrole, taux d’intérêt, monnaies), avec aussi la 3ème sorte d’incertitudes… celles que le ministre de la Défense américaine en 2003, Donald Rumsfeld, appelait les unknown unknown…
…comprendre : les inconnues inconnues.
Autrement dit, des phénomènes dont on n’imagine même pas l’existence ou des situations totalement inédites…
Alors raccrochons nous à 2017, nombre premier… Ca peut sembler un peu court, reconnait l’auteur dans Le Figaro Economie, mais il pense à la fascination que ces nombres ont exercé sur des compositeurs de génie : Bach par exemple qui faisait dialoguer la musique et les mathématiques…
Bach qui avait utilisé les procédés mathématiques (en jouant sur la symétrie) pour écrire ses fugues…
Avec Bach, et Jean-Pierre Robin, considérons que 2017, nombre premier, constitue un gage d’originalité (sans tomber dans les dérives de la numérologie)

La vérité des chiffres, suite… Il est toujours question de 2017.

En 2017, c’est incontestable, les Français vont bénéficier de 6 week-ends de trois jours… L’info est détaillée dans Le Figaro et dans Le Parisien… Année faste par rapport à 2016…
Faste pour les salariés… Sur les 11 jours fériés, 5 tombent un lundi et un le vendredi.
Calendrier à consulter dans Le Parisien, page 12, consacrée avant tout à la rentrée des classes décalée, ce sera demain… Un jour de vacances de plus cette année pour les élèves et les profs… Mais le calendrier des week ends prolongés pour tous n’incite guère à en vouloir aux profs.

Un dernier article mathématique retient l’attention.

Grâce au calcul intensif, il sera bientôt possible de repousser les limites des prévisions météo… Article passionnant dans Les Echos de Yann Verdo sur les super calculateurs basés en Angleterre du Centre européen pour les prévisions météorologiques.
Objectif pour les années qui viennent : prévoir la survenue de phénomènes météo à fort impact jusqu’à 10 jours à l’avance, contre une semaine en moyenne aujourd’hui… Les anomalies de plus forte envergure et à plus forte échelle comme El Nino, seraient annoncées elles avec un an d’avance, contre 7 mois actuellement.
Il va falloir multiplier pour cela par 100 la puissance des supercalculateurs dont on mesure la force de calcul en pétaflops…
Vertigineux…
Mais sans faire appel à un supercalculateur, on peut enfin dire que les Unes de La Voix du Nord ou du Courrier picard, de L’Est éclair ou de Libération champagne sur le froid et le verglas sont ce matin tout simplement de saison.