La Revue de Presse du jour – 01/09/2017

La revue de presse… Pour changer des ordonnances sur le travail, évoquons les ordonnances sur les vacances…

C’est une invention, les ordonnances sur les vacances, mais la double page du Progrès relève de la prescription : « Et si on prolongeait un peu les vacances… »
Le journal de Lyon propose à ses lecteurs une série d’activités estivales « dégotées » (c’est son mot) dans la région : naviguer sur la Saône, partir en randonnée dans l’Ain avec un husky, etc.
C’est bien à la rubrique Santé que Le Figaro constate que « l’effet vacances » ne dure pas très longtemps : un mois seulement. Pour les juillettistes, les effets bénéfiques se sont donc déjà estompés… Selon un sondage, un peu plus de 50% des Français se disent ni plus ni moins fatigués qu’avant les congés !
Allez, c’est vendredi…

L’occasion de se plonger dans les ordonnances sur le travail…

Tout ce qui change pour les salariés : la presse fait œuvre pédagogique… Retrouvez la multitude de règles nouvelles dans Les Echos, Le Monde, Le Parisien, la presse régionale…
Cette dernière, il faut le relever, approuve une réforme qui fait la part belle aux petites et moyennes entreprises…
Dominique Jung dans Les Dernières nouvelles d’Alsace : « Chacun connaît des entreprises de 3 ou 4 salariés qui hésitent à passer à 5 ou 7 salariés alors même qu’elles ont un carnet de commande rempli. Les inciter à franchir le pas est urgent. »
Yves Harté dans Sud-Ouest : « Au fond, ces ordonnances sont des lois de décentralisation qui vont au plus loin possible dans les territoires »…
Plus de souplesse pour les entreprises : satisfecit des Echos, de L’Opinion, du Figaro… Réserves de Libération qui voit une réforme taille patron. Critiques de L’Humanité qui s’alarme d’un code du travail en lambeaux, un chantier de démolition… Le journal communiste en fera le thème central de sa Fête de l’Humanité… en l’absence de Jean-Luc Mélenchon qui sera « durant ce week-end là à la Réunion », glisse L’Huma !

On ne verra pas Jean-Luc Mélenchon à la Fête de l’Huma (il veut mobiliser de son côté le 23 septembre), pourtant « il s’y voit… »

Il se voit d’abord comme seul opposant à Emmanuel Macron…
D’ailleurs, plusieurs analyses soulignent qu’il est le « meilleur ennemi » d’Emmanuel Macron, les deux hommes y trouvant leur intérêt… Le chef de l’Etat pourrait trouver un avantage à voir Jean-Luc Mélenchon occuper tout l’espace politique et médiatique de l’opposition…
Néanmoins ce titre du Parisien : « Quand Mélenchon s’y voit… »
On lit que la France insoumise se prend à rêver : et si Emmanuel Macron n’allait pas au bout de son quinquennat ? « Totalement irréaliste », souligne le journal, mais c’est une petite musique qui se joue depuis quelques jours dans les rangs de la France insoumise.
La porte parole Raquel Garrido se met à rêver : « Une démission du gouvernement, un référendum qui tourne mal… »
Dans Libération, un dirigeant socialiste, qui a côtoyé Jean-Luc Mélenchon durant de longues années assure que « Mélenchon pense qu’il y aura une dissolution et qu’ll prendra le pouvoir à ce moment-là »…

Raquel Garrido, porte parole de La France insoumise est aussi chroniqueuse sur la chaîne C8 : un mélange des genres sur lequel revient Le Monde, d’autant qu’elle a interpellé Edouard Philippe hier lors de sa conférence de presse !

Sans carte de presse, mais elle assume !

Elle assume vouloir faire « bouger les lignes ». Autre déclaration dans Le Monde de la militante et chroniqueuse : « Nous représentons 20% des électeurs, c’est normal que nous ayons des représentants à la télévision ».
A propos de presse, à la rubrique médias du Figaro, la situation des journaux, radios et télévisions au Venezuela : un nouveau journal d’opposition a dû cesser sa publication faute de papier fourni par l’Etat…
49 médias ont disparu depuis le mois de janvier.
L’article témoigne sur le sort particulier réservé aux journalistes qui couvrent les manifestations contre le régime de Nicolas Maduro : les policiers à moto s’en prennent prioritairement à eux, en lançant des grenades lacrymogènes à tir tendu…
Le pouvoir a également expulsé ces derniers mois de nombreux représentants de la presse étrangère…
Au Venezuela, on ne se demande pas s’il faut « dégager la presse », on est passé aux exercices pratiques…

Dans l’actualité du jour, on attend la décision du Conseil d’Etat sur les silhouettes de la discorde à Dannemarie en Alsace…
Faut-il, peut-on interdire les silhouettes disposées dans la ville pour célébrer les femmes, alors que ces « œuvres » représentent parfois des femmes dans des positions suggestives, élancées, glamour, en maillot de bain…
L’association plaignante, Les effrontées, dénonce l’intolérable envahissement des représentations sexistes des femmes dans l’espace public…
Est-ce aux juges de décider ? Va-t-on demain interdire la projection de James Bond à un festival de cinéma au nom des images stéréotypées de femmes-objets des James Bond girls, a plaidé l’avocat de la commune…
La question divise. Œuvres correctes exigées ?
L’édito de Elle cette semaine est titré « Propos corrects exigés », et consacré à la réalisatrice et actrice Maïwenn…
La semaine dernière, elle déclarait à Madame Figaro : je suis anti-mouvement féministe.
Elle aggrave son cas dans nos colonnes, écrit Alix Girod de L’Ain : « J’aime susciter le désir chez un réalisateur. Faire l’actrice remet mes hormones féminines en place. J’ai aimé attendre Joey Starr à la sortie de ses concerts, être à sa disposition ».
«Elle » l’annonce avant parution : Maïwenn va encore prendre cher cette semaine sur les réseaux sociaux.

Michel Grossiord