Rémy Pflimlin connaît la musique !

  remy-pflimlin-07-09-2011.JPG

L’agitation médiatique, les articles alarmistes, la révélation inquiète de ses erreurs de casting au sein de France Télévision semblent laisser Rémy Pflimlin de marbre. Que n’a-t-il pas entendu lorsqu’il était directeur de France 3 au moment du lancement de Plus belle la vie conduit par son fidèle lieutenant Bertrand Mosca ? L’audience était catastrophique. Il faut arrêter ça, glapissaient les Cassandre. Il a tenu bon. Cet Alsacien bon teint n’est pas du genre à se laisser impressionner ou à gesticuler le lundi pour se contredire le mardi. Les chiens ont hurlé et la caravane est passée : Plus belle la vie est un succès. Mais depuis son départ, les chaînes du service public ont perdu de leur identité. Il faut reconstruire en profondeur face au succès des chaînes de la TNT, retrouver une proximité, créer du sens, tisser des liens, s’adresser à tous sans négliger personne. Cela ne se fait pas en un jour.
Président du Festival Musica de Strasbourg, Rémy Pflimlin sait que l’audace est payante lorsqu’on y croit et que la création séduit lorsqu’elle est une fête, pas une cuillerée d’huile de foie de morue qu’il faut avaler pour faire plaisir aux politiques ou pour respecter le cahier des charges. Président du conseil d’administration du Conservatoire de Paris, il sait aussi que l’innovation est acceptée lorsqu’elle est incarnée par une personnalité légitime, en l’occurrence le compositeur Bruno Mantovani. La télévision ressemble à l’art au sens où elle a besoin de temps, de talent et qu’il faut chaque jour tout remettre en question, en sachant résister aux pressions de toutes parts, à la routine et à la vanité. Bon vent, capitaine !
Voici son programme :

3 « madeleines » :

1. Tchaïkovsky – Concerto pour piano no.1
2. Wagner – Tannhaüser (ouverture)
3. Louis Prima – Just a Gigolo

4 oeuvres classiques:

1. Mozart – Don Juan (scène finale avec le Commandeur)
2. Fauré – Requiem (In Paradisum / Corboz)
3. Bach – Variations de Goldberg (Zhu Xiao Mei)
4. Bruno Montovani – Le Sette Chiese, VI. La cour de Pilate ( Ensemble Intercontemporain)